Cet ouvrage est issu du IXe colloque du Réseau international de l'animation et articule des contributions portant tant sur la Suisse, la France, la Palestine ou le Bangladesh. Il propose de riches réflexions sur les multiples défis et enjeux auxquels est confrontée l'animation socioculturelle aujourd'hui, sur ses terrains d'action, mais aussi sur la manière dont elle est pensée par celles et ceux qui la font, en bénéficient ou la financent.Partant de la polysémie, ou des problématiques qu'ouvre la notion de territoire, quatre axes sont plus particulièrement abordés: les contextes d'action, l'évolution de la profession, les publics et les méthodes d'intervention. Au centre des analyses, les formes de citoyenneté permises, favorisées, ou interdites questionnent directement la démocratie.Ce nouveau livre de référence sur l'animation socioculturelle intéressera et inspirera le personnel du travail social, les étudiant·e·s, et plus largement toutes les personnes concernées par les enjeux que soulève l'action de l'animation socioculturelle.L'ouvrage rassemble les contributions de:Ulrike Armbruster Elatifi, Christophe Dansac, Karine Darbellay, Claudia della Croce, Nicole Fumeaux-Evéquoz, Sylvia Garcia Delahaye, Jean-Claude Gillet, Manish K. Jha, Alexandre Lambelet, Lorenzo Malaguerra, Sophie Ruel, Samah Saleh, Yuri Tironi et Cécile Vachée.
La place attribuée aux enfants et aux jeunes a beaucoup évolué depuis la création des premières politiques publiques les concernant. Cet ouvrage propose une réflexion à partir d'une nouvelle politique de l'enfance et de la jeunesse dans un canton suisse (Vaud).Cette politique, encouragée par la Confédération, s'est construite avec la participation des acteurs étatiques et paraétatiques, de la population et en particulier des enfants et des jeunes.Témoignage utile pour la création de nouvelles politiques publiques et pour la conception d'outils méthodologiques appropriés, l'ouvrage s'adresse à un public de décideurs et décideuses, de professionnel·le·s et d'étudiant·e·s.
Aide-soignante, préposée aux bénéficiaires, auxiliaire polyvalente ou encore accompagnatrice à domicile sont autant de métiers, le plus souvent au féminin, mal connus, effacés, parfois oubliés, jouant pourtant un rôle essentiel dans le soutien des personnes atteintes de handicaps, âgées, malades ou mourantes. Leur contribution est essentielle au maintien de la dignité de ces personnes.Cet ouvrage a pour ambition de mieux comprendre ces métiers, en prêtant une attention aux collectifs de travail, à la nature des tâches, aux apprentissages et aux conditions de leur réalisation, aux multiples "arts de faire2 dans l'accompagnement et les soins au sein d'univers très contraints. Au travers de ces métiers, sur lesquels il invite à jeter un regard différent, l'ouvrage cherche également à mieux saisir les transformations des dispositifs sociosanitaires, dans différents pays (Belgique, France, Suisse, Québec), les divers établissements de soins et secteurs (soins aux personnes âgées, soins palliatifs, soins à domicile) dans lesquels évoluent ces travailleuses et travailleurs.
Cinq médecines non conventionnelles et l'assurance maladie
En 1999, cinq "médecines complémentaires" sont intégrées dans l'assurance maladie de base (LaMal). Retirées en 2005, elles y sont réintégrées - à l'essai - dès 2012.
Quels enjeux politiques et financiers sont à l'origine de cette valse-hésitation ? A-t-elle des effets sur les pratiques d'assurance ? Et sur les choix de thérapies ?
Cet ouvrage répond à ces questions en montrant que le débat scientifique et politique sur la médecine légitime qui perdure depuis des années a conduit à un système d'assurance maladie labile, complexe et opaque qui n'est guère en phase avec les pratiques des assuré-e-s.
La participation des jeunes à la vie publique et leur statut de citoyen sont des sujets fréquemment mis sur le devant de la scène, que ce soit aux niveaux local, national ou international. Partant de ces déclarations d'intentions, les actions menées sur le terrain permettent-elles une participation réelle et une citoyenneté active ? Quels sont les enjeux aux niveaux du vivre-ensemble, de la cohésion sociale, de la démocratie ? Quel est le rôle du travail social ? Comment le jeune perçoit-il ses propres actions dans ce processus ?En prenant le Conseil delémontain des jeunes comme terrain d'analyse, cet ouvrage propose des pistes de compréhension et d'action concrètes pour la pratique professionnelle.
Les premières crèches ont été fondées en Suisse dans le dernier quart du 19e siècle. Accueillant à la journée des enfants d'ouvrières, ces institutions philanthropiques sont alors perçues comme un pis-aller au regard de l'idéal que constitue l'éducation maternelle.Comment expliquer que les crèches aient été par la suite reconnues comme des espaces d'éducation et de socialisation bénéfiques aux tout-petits? Quelle a été l'influence du contexte politique, économique et socioculturel sur leur devenir?En retraçant l'histoire de ces institutions à Genève entre 1874 et 1990, le présent ouvrage explore à petits pas une évolution dont les enjeux dépassent le seul cadre local.
Le care, c'est à la fois se soucier et prendre soin des autres. Cette activité, au coeur du travail social et sanitaire, est mal reconnue, sans doute parce que la vulnérabilité sociale à laquelle s'adresse le care n'a guère de place dans des sociétés valorisant avant tout le mérite. Les personnes qui effectuent ce travail, des femmes pour l'essentiel, en paient le prix.Le défi de la reconnaissance du care est dès lors politique, puisque le reconnaître c'est admettre sa nécessité et donner les conditions de son accimplissement adéquat.C'est l'ambition de ce livre, qui réunit les contributions stimulantes de spécialistes du care issu-e-s des milieux professionnels et de la recherche.
Après un deuil, la reprise du travail est souvent très rapide. Pas facile d'exprimer sa peine quand les émotions doivent être contenues en raison d'exigences professionnelles.Basé sur une recherche anthropologique menée auprès de responsables de ressources humaines et de personnes en deuil, cet ouvrage explique comment la mort et le deuil se marquent en creux dans les relations de travail. Il montre que les attentes réciproques se croisent, se conjuguent, divergent ou se superposent, entre subtil soutien et cruel oubli.
La santé au travail est une préoccupation importante depuis des décennies. Sauf dans les métiers du social. Ce livre permet de combler cette lacune dans la connaissance.
Quelles sont les conditions de travail des personnes actives dans le travail social ? Comment envisagent-elles la santé ? Quelle importance donnent-elles à la santé ? Autant de questions qui trouvent réponse grâce à l'enquête originale menée auprès de professionnel-le-s de plusieurs institutions sociales.
Autre originalité de ce livre, la démarche d'enquête fait l'objet d'une présentation détaillée. Elle permet à toute institution intéressée de réaliser un diagnostic de l'état de santé de son personnel.
La réception de la diversité des situations familiales par les crèches-garderies
Le rôle des crèches-garderies est passé de celui de substitution à l'éducation familiale à celui de complémentarité socio-éducative. Le discours social juge pourtant banale la réalité vécue par les équipes de placement, démontrant une grande méconnaissance des dynamiques à l'œuvre.
Cette recherche de terrain menée à Lausanne, analyse les relations qu'entretiennent les parents avec les institutions de la petite enfance et tente d'organiser et de recenser les demandes des parents. Elle se concentre principalement sur les équipes éducatives et leurs appréciations de ces demandes, dans le contexte de pénurie des places en crèche qui prévaut. Elle part de deux hypothèses : premièrement, le fait que les parents assignent une grande importance au lieu d'accueil de leur enfant, considérant les éducatrices comme des interlocutrices et deuxièmement, le fait que les professionnelles disposent de compétences et d'un certain degré de liberté pour recevoir et évaluer les demandes.
La crèche-garderie, véritable microcosme social est un lieu de diversité des familles et les professionnelles doivent s'y adapter sans entrer dans un particularisme. Elles doivent donner de l'importance à la qualité de l'accueil sans tomber dans la recherche de la performance à tout prix, qui nuirait à leur mission socio-éducative.
Comment et pourquoi la pédagogie de la petite enfance de Friedrich Froebel (1782-1852), développée dès les années 1830 en Allemagne, s'est-elle implantée en Suisse romande ? Dans cette partie du pays, des premiers jardins d'enfants froebeliens sont en effet fondés dès 1860 et, dans les écoles enfantines publiques qui voient le jour à partir des années 1870, la méthode Froebel est la méthode de référence jusque dans les années 1920.
La recherche dont les résultats sont publiés ici a examiné le processus de réception et de mise en œuvre des idées froebeliennes : 1) dans les cantons de Genève et de Vaud (jardins d'enfants privés et écoles publiques) ; 2) au sein de la Société des instituteurs de la Suisse romande (congrès, revue l'Educateur) ; 3) dans les écrits de quelques pédagogues ayant contribué à la dissémination des idées froebeliennes dans cette partie du pays. Il en ressort que les acteurs de l'époque ont adopté de manière sélective la pédagogie frœbelienne : ils en ont repris les activités et le matériel qu'ils ont intégrés à l'enseignement dispensé à l'école enfantine, y compris à celui des premiers savoirs scolaires de base (lire, écrire, calculer), que Froebel avait pourtant bannis de son Kindergarten ; ils l'ont également mise au service de thèmes pédagogiques de l'époque, comme l'éducation morale, l'enseignement intuitif ou les travaux manuels ; en revanche, ils n'ont pas pris en compte les fondements philosophiques et religieux de la pédagogie froebelienne. Cette adaptation sélective a pu dériver vers une utilisation purement mécanique du matériel et un emploi du "label Froebel" n'ayant plus guère de lien avec l'"original".
Cette recherche débouche pour conclure sur quelques réflexions en lien avec l'actualité, concernant la réception et l'usage des idées pédagogiques, ainsi que les finalités de l'école enfantine.
Cet ouvrage de Sylvie Meyer répond à la nécessité de disposer d'un manuel offrant une description et une compréhension des procédures et du métier d'ergothérapeute. Il reprend la démarche professionnelle et montre en quoi elle est influencée par des courants de pensée récents dans le domaine.
Le texte se compose de trois parties. Le premier chapitre est une présentation de l'ergothérapie telle que conçue par différents auteurs et reflète l'image d'une action professionnelle précise et scientifique. Le second chapitre s'attache à décrire la démarche professionnelle de l'intervention, nécessitant une qualité de prise en charge excellente, condition indispensable pour établir la légitimité de l'ergothérapie. Enfin, le troisième chapitre met en exergue quatre phénomènes ayant une forte influence sur la démarche : les cadres de références, la pratique centrée sur le client, les instruments de mesure et une pratique scientifiquement fondée.
Dans le domaine de l'ergothérapie, peu d'ouvrages sont en français. Les concepts et idées importantes de cette discipline sont très complexes et le corpus de textes de base est volumineux. L'ouvrage de Sylvie Meyer, très documenté, expose de manière accessible les démarches et raisonnements en ergothérapie. Celui-ci est un outil de travail autant qu'un manuel d'apprentissage, participant au renforcement des savoirs indispensables à une intervention compétente. professionnelles en vigueur.