Approches de droits français, étrangers et international
Aucun pays, aucune communauté n'est à l'abri de la violence. Les lieux et les relations de travail n'y échappent pas. Le droit lui-même résulte bien souvent d'une lutte, de rapports conflictuels. S'il œuvre à limiter cette violence, il l'officialise, voire la légitime parfois. Comment le droit français mais aussi international ainsi que divers droits étrangers du travail, appréhendent, partiellement ou non, efficacement ou non, des formes de violence physiques comme psychiques s'exprimant aujourd'hui au travail ou interférant avec les relations de travail subordonné?Le présent ouvrage entend rendre hommage et faire mémoire des travaux de Sandrine Laviolette (rédactrice en chef de la Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale) dont le thème de recherche de prédilection fut précisément celui de la violence dans les relations de travail.Les contributions de ses collègues et amis, français et étrangers, réunies ici, apportent différents éclairages sur les rapports que peut entretenir la violence avec les relations de travail au travers des thématiques suivantes: Contrat de travail et violence – Travail, exposition à la violence et droit – Violences au travail au prisme des qualifications juridiques – Violences, droits collectifs et relations professionnelles.
Les populations vulnérables constituent un sujet d'étude mais aussi un objet de politiques publiques. Le Code de l'action sociale et des familles (art. L.116-1) nous renseigne à cet égard, indiquant que l'action sociale et médicosociale " repose sur une évaluation continue des besoins et des attentes des membres de tous les groupes sociaux, en particulier des personnes handicapées et des personnes âgées, des personnes et des familles vulnérables, en situation de précarité ou de pauvreté ". Les acteurs des politiques sociales sont ainsi censés appuyer leur action sur des savoirs experts fournis par les sciences sociales, tout particulièrement les sciences de la population. L'analyse des besoins sociaux constitue du reste une obligation légale depuis 1995.