Quatre textes inédits de Flaubert ont été retrouvés, dont l'édition scientifique a été assurée par le Centre Flaubert de l'université de Rouen : Alfred, Bal donné au Czar, Mon pauvre Bouilhet, Vie et travaux du R.P. Cruchard.
L'actuelle bibliothèque de Gustave Flaubert est conservée à la Mairie de Canteleu, commune dont dépend Croisset où l'écrivain a vécu. Elle comprend 1026 volumes sur les quelque 1689 possédés par Flaubert jusqu'à sa mort en mai 1880. Malgré des disparitions inexpliquées, des dons et des ventes, la littérature française possède là une des rares bibliothèques d'auteurs du 19e siècle, et dont le détenteur a été lui-même un auteur contemporain, ce qui n'a pas été le cas pour Zola, Maupassant ou les Goncourt. Composé de deux parties, l'ouvrage débute par un inventaire complet des livres composant la bibliothèque de Flaubert ; puis il débouche sur un ensemble de réflexions et d'analyses émanant de chercheurs internationaux (japonais, italien, britannique…) sur les pratiques de lecture de l'écrivain et la place du livre dans son œuvre. A noter que depuis la fin 2001, un catalogue conjectural de la bibliothèque de Flaubert sera disponible sur le site http://www.univ-rouen.fr/flaubert.
Flaubert effectue un voyage en Algérie et en Tunisie (le séjour le plus important est à Carthage) du 12 avril au 12 juin 1858, alors qu'il a commencé à rédiger Salammbô depuis six mois. Dans un petit calepin de poche (16 x 9cm), il tient un carnet de route à la fois journal intime et notes documentaires, prises en vue de son roman antique. C'est ce carnet en fac-similé et en transcription diplomatique qu'il est donné de lire.
Gustave Flaubert par sa nièce, Carole Franklin Grout
La nièce de Flaubert a évoqué dans Heures d'autrefois et Souvenirs intimes (premier texte que Caroline a consacré à son oncle) la figure de l'écrivain, et des hommes qui ont marqué son existence de femme. Ces deux textes sont ici conjointement réédités, augmentés de soixante-dix pages de notes de M. Desportes. Caroline Franklin Grout y raconte sa petite enfance où privée d'une mère (décédée peu après sa naissance) et d'un père, (écarté et - car ?- tenu pour fou), elle est élevée par une grand-mère, mais surtout par un oncle-frère-père, qui fait d'elle le double vivant de sa chère sœur défunte et sa fille adoptive ; elle y parle de son instruction, dispensée tantôt par la grand-mère, l'oncle, les gouvernantes et professeurs, mais toujours placée sous l'autorité de Flaubert ; elle y relate également son adolescence aux amours contrariés et son mariage d'épicier ; enfin, sa position d'unique héritière de l'œuvre de Flaubert, qu'elle semble avoir défendue âprement.