Voix bâillonnées, mutisme volontaire, goût du secret, poids de la solitude, les œuvres littéraires (romans, théâtre) latino-américaines du XXIe siècle jouent sur divers registres de silence. Le présent volume se propose de sonder les formes et les significations du silence en régime littéraire en portant une attention particulière aux composantes linguistiques mobilisées par les auteurs pour l'exprimer. Comment le silence " s'exprime-t-il " dans la fiction ? Essentiels dans la construction des personnages, la constitution des espaces romanesques et le déroulement de la trame littéraire, les éléments rhétoriques, lexicaux et syntaxiques jouent un rôle tout aussi important dans l'expression de ce motif, ainsi que dans sa représentation et ses portées symboliques. Spécialistes de littérature hispanique contemporaine et linguistes explorent ce que dit et comment se dit le silence en prenant appui sur un corpus d'œuvres représentatives de la littérature latino-américaine du XXIe siècle. Le volume rassemble huit contributions en espagnol et en français.
La collection " Res per nomen " explore la vaste question de la référence en langue sous une double perspective linguistique et philosophique, en privilégiant, au fil des numéros, soit un aspect particulier du phénomène, soit une catégorie spécifique de mots. Ce nouveau volume aborde de front deux notions-clés que la linguistique a rarement traitées de concert: la polysémie et la référence. S'il existe un certain consensus autour de la définition de ces notions, des divergences, voire des oppositions radicales surgissent dès lors qu'il s'agit de déterminer leur lien hiérarchique. La double approche donne l'occasion de mettre en avant la question centrale du statut du sens par rapport à la réalité et à la pensée.Alternant entre apports théoriques et études de cas concrets concernant des langues diverses, les contributions rassemblées dans ce volume explorent les liens entre polysémie et référence dans le respect de l'approche tout à la fois philosophique et linguistique qui sert de ligne directrice aux travaux de " Res per nomen ".
Ce numéro hors-série de la collection " Res per Nomen " comprend dix contributions des membres du groupe de recherche SEDLEX (Sens, Discours, Lexique), réunissant des chercheurs des universités de Strasbourg, Reims et Campinas (Brésil).Parmi les communications sélectionnées pour ce volume, certaines ont été présentées lors des diverses rencontres de SEDLEX en 2018 et 2019, d'autres devaient être présentées courant 2020, mais la situation sanitaire a bousculé notre programme.Les articles abordent des thématiques variées, allant de l'analyse sémantique d'unités lexicales à celle de constructions, en passant par des considérations sur le statut théorique de telle ou telle notion sémantique. Il s'ensuit que les travaux réalisés, en même temps qu'ils apportent des réponses aux questions particulières au centre de nos recherches, contribuent également de façon heureuse au développement de la sémantique en général.
La septième édition du colloque international Res per nomen a élargi à l'ensemble du lexique la réflexion sur le rôle de la dénomination dans la catégorisation, sur le lien entre sens, référence et catégorie, sur la construction dynamique du sens dans le processus énonciatif et discursif. Ce volume comprend des études lexicales issues de la confrontation entre des modèles plus anciens ou plus récents, souvent opposés, d'analyse du sens et de la référence, avec les résultats les plus probants.
Les colloques Res per nomen sont traditionnellement consacrés à l'un ou l'autre aspect de la référence, c'est-à-dire du lien nécessaire entre la langue et notre expérience commune et individuelle du monde. La sixième édition du colloque, en mai 2017, a mis l'accent sur la question de la catégorie, en particulier celle des catégories abstraites. Si les problèmes sont vastes en ce qui concerne la catégorisation des objets réels, ils le sont encore plus pour les objets abstraits: à quoi font référence des mots comme beauté, vérité, amour ou liberté? Le présent volume recueille les différentes réponses qui ont été proposées à cette question, aussi complexe que passionnante. Comme dans les précédents volumes de Res per nomen, les articles ont suivi l'approche linguistique, théorique ou discursive, ou l'approche philosophique, les différents points de vue pouvant se compléter ou s'éclairer mutuellement. Les frontières entre les domaines ne sont pas forcément simples à déterminer et le dialogue entre disciplines reste ouvert.
Après avoir abordé, du point de vue philosophique et linguistique, la question de la référence en langue, du lien entre référence et anthropologie, de la conscience et du sujet énonciateur, et de la relation entre sens et monde extralinguistique, qui a permis à Georges Kleiber de prôner, depuis les années 1980, une sémantique référentielle, la cinquième édition de Res per nomen est consacrée à la négation, une notion qui pourrait surprendre dans le cadre de la référence. En effet, comment articuler les deux notions? La négation nie-t-elle ce que les faits de langue référentiels présupposent comme existant? Les articles recueillis dans ce volume apportent des réponses à ces questions, regroupées en trois grands volets: La négation dans les textes philosophiques, La négation dans la langue, La négation dans le discours.
Cet ouvrage est le quatrième dans la collection Res per nomen. Ce nom est repris d'un des axes de recherche du Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues Et la Pensée (CIRLEP), un laboratoire de l'Université de Reims Champagne-Ardenne (France). Il regroupe des linguistes et des philosophes qui explorent ensemble la problématique de la référence en langue, c'est-à-dire le lien nécessaire entre ce que nous disons et notre expérience. Le 1er colloque Res per nomen, en 2007, a fait Le point sur la référence en langue et a tenté d'ouvrir de nouvelles pistes. Le 2e colloque Res per nomen, en 2009, a porté sur La référence, le langage et l'anthropologie et a exploré une approche plus anthropologique de la langue, inspirée de Ludwig Wittgenstein. Le 3e colloque Res per nomen, en 2011, a poursuivi l'étude de ces thèmes, avec un accent particulier sur des questions portant sur La référence, la conscience et le sujet énonciateur. Qu'est-ce que la conscience? Comment réfère-t-on au moi? Comment intervient-il dans le discours? Comment apparaît-il en langue? En 2013, le colloque a porté sur Les théories du sens et de la référence, et il a été l'occasion de faire un Hommage à Georges Kleiber, qui a introduit la question de la référence dans la pensée linguistique francophone à partir, environ, de 1980, en mettant l'accent sur la forme linguistique de la référence, c'est-à-dire la dénomination. On trouvera ici une riche sélection des articles présentés lors de ce colloque, regroupés en six chapitres, mettant chacun la dénomination en rapport avec la référence, le sens, l'évolution lexicale, les noms propres, les proverbes et l'anaphore.
Nous sommes heureux de proposer au public intéressé les derniers développements d'une problématique qui devrait permettre in fine de dépasser la dichotomie saussurienne du signifiant / signifié en réintroduisant la référence dans la théorie linguistique, c'est-à-dire le monde nommé tel qu'il existe pour nous en rapport avec notre expérience individuelle et collective.
Cet ouvrage est le troisième dans la collection Res per nomen, d'après le nom d'un des axes de recherche du CIRLEP (Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues Et la Pensée), un laboratoire de l'Université de Reims Champagne-Ardenne (France). Il regroupe des linguistes et des philosophes qui explorent ensemble la problématique de la référence en langue, c'est-à-dire le lien nécessaire entre ce que nous disons et notre expérience. Le 1er colloque de Res per nomen, en 2007, a fait Le Point sur la Référence en Langue et a tenté d'ouvrir de nouvelles pistes. Le 2e colloque Res per nomen, en 2009, a porté sur la Référence, le Langage et l'Anthropologie et a exploré une approche plus anthropologique de la langue, inspirée de Ludwig Wittgenstein. Le colloque Res per nomen 3, en mai 2011, a poursuivi l'étude des thèmes abordés jusqu'ici, avec un accent particulier sur la question de la Référence, de la Conscience et du Sujet Énonciateur. Qu'est-ce que la conscience ? Comment réfère-t-on au moi ? Comment intervient-il dans le discours ? Comment apparaît-il en langue ? On trouvera ici une sélection des articles présentés lors de ce colloque, regroupés en trois grands chapitres : Conscience et anthropologie, Énonciateur et co-énonciateur du point de vue linguistique, et Conscience et philosophie.
La plupart des articles publiés dans ce volume ont fait l'objet de communications lors du 2e colloque Res per nomen, qui s'est tenu en mai 2009 à l'Université de Reims Champagne-Ardenne (France). En mai 2007, Res per nomen 1 avait fait Le point sur la référence en langue. Res per nomen II a poursuivi la voie ouverte en 2007, et a examiné la possibilité d'une linguistique fondée sur la référence qui essaierait de comprendre notre être par rapport à notre expérience commune, et non, comme le fait tout à fait naturellement une certaine tradition essentialiste, en forgeant des explications ad hoc en termes de mécanismes, de règles, de principes, de primitives, d'universaux, etc. agencés au sein d'une métalangue aussi formelle que possible, produisant ainsi une linguistique du cerveau et de l'esprit. Ce dernier point de vue repose sur une notion prévalente aujourd'hui, celle de la personne considérée comme une singularité absolue, bien en phase avec cet individualisme si caractéristique de la civilisation occidentale. Elle nous vient en fait de Platon, de la tradition chrétienne et du cartésianisme, ainsi que le montre l'anthropologue et philosophe François Flahault dans un des textes de cet ouvrage.
Les contributions ont été regroupées en chapitres selon qu'elles abordent la question de la référence du point de vue plutôt de l'anthropologie, de la philosophie, de la linguistique ou de la conscience. Ce dernier thème sera développé lors du colloque Res per nomen III en mai 2011, qui abordera la question de l'ego, un sujet qui pourrait être traité de manière fructueuse sous des éclairages divers et variés.
Les articles publiés dans cet ouvrage ont fait l'objet de communications lors du 1er Colloque Res per Nomen qui s'est tenu à l'Université de Reims Champagne-Ardenne en mai 2007. Ils ont été sélectionnés et rassemblés ici parce qu'ils s'attaquent de diverses manières au problème de la référence en langue, un problème crucial, mais que la linguistique du 20e siècle a finalement très peu abordé. Ses deux pères fondateurs structuralistes, Ferdinand de Saussure et Leonard Bloomfield, ont explicitement laissé la référence en dehors des préoccupations de leur discipline, non parce qu'ils pensaient qu'elle n'y avait pas sa place, mais parce que selon eux, la linguistique devait d'abord se constituer en un domaine distinct de la philosophie ou de la psychologie, et pour ce faire, se consacrer à la langue comme un système indépendant de la pensée et du monde. Un des fondements de la théorie de Saussure est une conception dyadique du signe comme couple signifiant / signifié, qui a par la suite été acceptée comme naturelle tout au long du 20e siècle. Et pourtant, elle a constitué une rupture avec la tradition triadique des Anciens et des Médiévaux, qui distinguaient la res, le conceptus et la vox. Peut-on réintégrer la référence au sein de la théorie linguistique ? Beaucoup pensent que ce serait souhaitable, car en liant le langage à notre expérience, la linguistique pourrait se développer dans une voie plus anthropologique, qui prendrait mieux en compte notre être biologique et social.An introduction in English is provided for English speakers.