Alors que les aspects astronomiques et mathématiques des calendriers employés par les grandes civilisations sont relativement bien connus, le calendrier entendu comme objet, utilisé au quotidien pour " habiter le temps ", le prévoir et le maîtriser, omniprésent dans les espaces privés et publics des sociétés anciennes, a été peu étudié pour lui-même. L'enjeu est ici de partir de sa matérialité, de son illustration, de son contenu ou encore de ses remplois, voire de ses usages détournés, qui trahissent autant d'appropriations, avant que l'introduction à des dates variées de la xylographie et de l'imprimerie n'accompagne de nouveaux usages et de nouvelles manipulations.Fruit d'une recherche collective menée par l'École des hautes études en sciences sociales, l'École française d'Extrême-Orient et l'École nationale des chartes, le présent volume embrasse de larges horizons culturels et géographiques et permet de scruter et de confronter l'exceptionnelle diversité de ces objets. Les cycles calendaires manuscrits ou gravés produits dans l'Europe antique et médiévale entrent ainsi en résonance avec les calendriers retrouvés dans les tombes et grottes de Chine réalisés entre le IIIe siècle avant notre ère et le Xe siècle après notre ère, ou encore avec ceux qui furent conçus au Japon du VIIIe au XVe siècle et plus tardivement en Asie du Sud et du Sud-Est.
La Bibliographie génovéfaine forme, avec la Prosopographie génovéfaine publiée en 2008, un matériau exceptionnel pour l'histoire de la Congrégation de France (1624-1790). À travers plus de 3 000 notices et un appareillage riche, cet ouvrage de Nicolas Petit, conservateur durant dix-sept ans à la Réserve de la bibliothèque Sainte-Geneviève, met en lumière la diversité des écrits produits par les génovéfains. Hommes d'Église, auteurs de textes (décrets, circulaires, statuts...) qui retracent la vie de la congrégation et son administration, ce sont aussi de véritables hommes de lettres ou de sciences dont les écrits sont réédités et traduits, tels Louis-Pierre Anquetil ou Alexandre-Guy Pingré.