Cet ouvrage pluridisciplinaire, croisant droit, économie et gestion, analyse le rôle ambivalent des normes, désormais au cœur du commerce international : instruments de facilitation des échanges ou nouveaux obstacles non tarifaires ? Harmonisation nécessaire ou uniformisation contestée ? Normes publiques ou privées ?
Issu du colloque " Moins-disant ou mieux disant normatif dans les échanges internationaux " organisé à Bordeaux en septembre 2023, cet ouvrage propose les regards croisés de trois disciplines – le droit, l'économie et la gestion – sur la question des normes dans le commerce international. La diversité des approches retenues souligne l'étendue et la richesse de la thématique, et l'actualité récente, de la lutte contre le changement climatique aux discussions sur la place des normes dans l'accord de libre-échange entre l'UE et le MERCOSUR, montre que les normes demeurent un outil de première importance de la politique commerciale des États. Après un chapitre introductif retraçant la place, le rôle et les principaux effets des normes, les contributions réunies dans cet ouvrage sont réparties autour de trois axes : la centralité de la question pour les instances en charge de l'organisation des échanges internationaux, qu'il s'agisse de l'OMC ou des Accords Commerciaux Régionaux ; les effets des normes et des certifications sur les flux commerciaux de marchandises et de services ; et enfin, l'étude de deux types particuliers de normes : les normes comptables et celles sur les IDE dans le secteur biopharmaceutique.
Récemment, de nombreux rapports de l'OCDE, de la Commission européenne ou encore de divers think tanks et centres de recherche ont abouti à la conclusion que les ménages à faible revenu ont été les plus touchés par la crise financière mondiale et la mise en œuvre par nombre de gouvernements européens de politiques d'assainissement budgétaire. Bien que leur intensité varie selon les pays, les niveaux d'inégalités et de pauvreté sont en moyenne en augmentation et les ménages européens à faible revenu font face à une grave pression financière. En raison des coupes budgétaires dans le domaine des services publics et de régimes de protection sociale moins généreux et accessibles qu'auparavant, les ménages se retrouvent souvent face à une absence de solution pour faire face à leurs problèmes financiers. Certains n'auront pas d'autre choix que d'accumuler des impayés vis-à-vis de leurs fournisseurs d'énergie, de leur propriétaire, etc., tandis que d'autres souscriront des emprunts, légaux ou illégaux, au coût très élevé. Pris au piège entre les solutions inappropriées proposées par le marché et l'absence de réponse des services publics, ces ménages pourraient bénéficier d'une source alternative de crédit répondant à leurs besoins. Dans ce contexte, l'aptitude de la microfinance – en plein essor en Europe alors qu'elle est largement implantée dans les pays en développement – à proposer une telle alternative aux ménages européens devrait être examinée en détail.