Cet ouvrage est la dernière publication d'une série de travaux menés dans le cadre du programme de recherche fondamentale " ARACHNÉ. Méthode critique de l'histoire de la tapisserie. Préceptes, circulation de modèles, transferts de savoir-faire. France – XIVe-XXIe siècles ". L'idée maîtresse est de montrer la diversité et la vitalité de la recherche dans ce domaine de l'histoire de l'art, en dehors de ce que l'on a pu réaliser dans le cadre du programme. Médium polysémique, la tapisserie touche des domaines variés comme l'histoire politique, économique ou sociale. Médium complexe dans son élaboration, elle permet, en histoire de l'art à proprement parler, d'aborder des questions essentielles, comme celles de l'invention, de la reproduction ou de la réception, à travers notamment l'étude toujours renouvelée des rôles respectifs des différents intervenants dans son processus de création. Les champs de recherche sont loin d'être épuisés et suscitent un intérêt croissant de la part des jeunes chercheurs, mais aussi de la part de collègues étrangers. En dépit de cette pluralité, un point commun se dégage de toutes ces contributions: le rapport au document, quel qu'il soit, et la valeur historique qu'on lui accorde. Tous les auteurs se basent sur des sources inédites ou non encore exploitées et nous offrent ainsi un aperçu de l'histoire de la tapisserie en France ou de la production étrangère dans ses liens avec la France.
Qu'est-ce qu'un monument ? Le sens du mot paraît simple aujourd'hui : il évoque, par exemple, une cathédrale gothique du XIIIe s., un château classique du XVIIe s., une cité ouvrière du XIXe s., un viaduc métallique ou une piscine des Années folles. Cette évidence est trompeuse, car le " monument " a connu des significations très différentes tout au long de l'histoire. La notion qu'il recouvre est liée en profondeur à l'idéologie et au goût propres à chaque période. C'est à cette stratification complexe que cet ouvrage s'attache, en France, en posant ses prémices dans le monde antique et l'Occident chrétien, puis en interrogeant les signes avant-coureurs de sa réception au Moyen Âge et, enfin, en observant sa fondation progressive à l'époque moderne. L'appartenance des monuments à la culture d'élite de l'Ancien Régime permet de mieux comprendre la violence des fractures entraînées par la Révolution française. Le vandalisme exercé contre les monuments a suscité, au plus fort de la Terreur, une réaction des hommes de science, convaincus de la nécessité de défendre l'héritage culturel du passé. Fils de 1789, investi à ses dépens d'un sens idéologique, le monument contient alors tous les ingrédients dont est née la France moderne. Comment l'émotion des romantiques a-t-elle ensuite abouti au dispositif de protection et à l'effort de restauration des années 1830 à 1870 ? Quelle vision de l'histoire et du droit public le monument symbolise-t-il pendant la Troisième République? Quel impact les destructions des deux guerres mondiales ont-elles eu sur sa perception ? Pourquoi fait-il un retour en force au début de la Cinquième République, jusqu'à l'inflation des classements qui suit 1981? Par quelles voies l'Unesco est-elle parvenue à le " mondialiser " ? Comment, enfin, interpréter le désenchantement dont il est souvent l'objet ? Telles sont les grandes questions auquel ce livre, à la fois bilan et traité, propose une réponse. Questions de civilisation, questions sur le présent autant que sur le passé. L'histoire des monuments aide à comprendre le destin de la France de demain.
René Allio, né à Marseille en 1924, choisit d'abord la voie de la peinture. Décorateur et scénographe, il fut, aux côtés de Roger Planchon, l'homme de la décentralisation théâtrale, introduisant l'art dramatique en région comme en banlieue. Mais c'est avec le cinéma qu'il trouva son plein accomplissement. Après le succès de La Vieille Dame indigne (1964), René Allio poursuivit son parcours de réalisateur. Attentif aux voix du passé, il alterna des films dont le sujet s'enracinait dans l'histoire – Les Camisards (1970), Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère (1974)– et des films hybrides, insaisissables, à la confluence des mémoires individuelles et collective dont témoigne subtilement L'Heure exquise (1981). René Allio, qui avait fondé en 1979 un éphémère Centre Méditerranéen de Création Cinématographique, sut donner corps à ses utopies dans une œuvre protéiforme, foisonnante, engagée. Pour la première fois, un livre retrace toutes les histoires de René Allio. Des documents largement inédits sont présentés par des chercheurs de divers horizons. Des photographies, affiches, tableaux se mêlent aux textes de l'artiste, aux notices sur ses réalisations et aux témoignages de ses partenaires et proches collaborateurs. À travers les multiples facettes du créateur, l'ouvrage dévoile un itinéraire esthétique, politique et intellectuel d'une grande exigence.
Paris, au milieu du XVIIe siècle, serait-il devenu, comme Rome à l'orée du Seicento, une nouvelle capitale du paysage ? Une capitale cosmopolite, d'une vitalité encore sous-estimée, riche d'un brassage inédit de traditions venues des Flandres, des Pays-Bas et d'Italie, où s'est joué un nouveau chapitre de l'histoire de l'art du paysage. La représentation de la nature, protéiforme, est à l'origine d'une profusion d'inventions, peintes, dessinées et gravées ; elle investit les arts décoratifs et envahit les décors des hôtels particuliers parisiens les plus prestigieux. ses acteurs sont multiples, figures tutélaires ou spécialistes aujourd'hui méconnus, tels Poussin ou Lorrain, La Hyre ou Mauperché, Champaigne ou Fouquières, Swanevelt ou Grimaldi, Morin ou Bellin. C'est un paysage polyphonique qui voit alors le jour, d'un charme indéfinissable, servi par une science renouvelée de la perspective, où s'entremêlent évocation de la campagne d'Île-de-France et topos du " lieu de plaisir ", portrait simple et vrai de la nature et stylisation idéale, conventions rhétoriques et méditations philosophiques ou spirituelles, afin de chanter, sur plusieurs modes, le " beau langage de la nature ". Mémoire tout à la fois d'une exposition et d'un colloque international, cet ouvrage nous donne les clés qui permettent de comprendre la relève de l'art du paysage à l'œuvre dans la capitale française au temps de Mazarin.
L'ouvrage identifie les éléments majeurs de l'imaginaire photographique dans les littératures française et anglaise durant les cent premières années de la photographie (1839-1939). Pendant que les écrivains se confrontent à cette nouvelle mesure du réel, les photographes, eux, s'approprient l'imaginaire littéraire. Cette histoire de l'illustration, accompagnée d'une riche iconographie (400 reproductions) et d'un répertoire critique de la fiction photo-illustrée, permet de saisir, pour la première fois, l'ampleur d'un phénomène encore méconnu.
Ce livre est là pour affirmer que le paysage est vivant, qu'il est animé par cette seule " force dynamique qui semble affranchie de la gravité terrestre " qu'évoque Gaston Bachelard. Le vent est l'archétype des phénomènes de turbulence, d'aléatoire, de chaos dont l'étude a contribué à modifier radicalement notre " sens de la forme ". Cette évolution n'est pas seulement importante pour les scientifiques, elle l'est aussi pour les créateurs qui ont affaire à ces notions.
École nationale supérieure d'architecture de Bretagne
Équipe de recherche Grief
Avec 500 documents dont 60 couleurs, cette étude magistrale détaille l'influence des idées régionalistes et nationalistes dans le champ de la création et particulièrement dans le domaine de l'architecture. À l'heure où s'épuisait la société traditionnelle, la Bretagne, comme d'autres nations d'Europe centrale et nordique, dut en grande partie à ses artistes et à ses architectes de réinventer un destin et une manière moderne de s'assumer. Ouvrage édité par la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.
Ouvrage collectif ayant été conçu dans le cadre d'une exposition et d'un séminaire organisé à l'École des beaux-arts de Rennes. Il s'agissait d'une étude sur les affiches réalisées entre 1986 et 2004 par des artistes associés au California Institute of the Arts. L'ouvrage traite de différents domaines comme : l'affiche, le design, l'identité artistique de la Californie, la production artistique en rapport avec l'enseignement dans les écoles d'art.
Images et pratiques. Hommage à Marie-Claire Mussat
Loin de l'image folklorisante de la Bretagne, Musique en Bretagne aborde les pratiques musicales comme faits de société. À travers des portraits de Bretons qui ont inscrit leur appartenance bretonne dans l'histoire de la musique, à travers l'étude de leurs productions, cet ouvrage rend hommage à Marie-Claire Mussat dont les travaux font autorité sur cette question.
Conçu comme un musée de synthèse de l'histoire de la Bretagne des origines à nos jours, le musée de Bretagne à Rennes est un lieu reconnu d'expériences novatrices en matière de muséographie. Au moment où se profile un nouveau Musée de Bretagne qui prendra place en 2003 au sein du Nouvel Équipement culturel de l'agglomération rennaise, il n'est pas inutile de se pencher sur le passé de cette institution.
Quelles sont les conséquences de la proliférion des images numériques sur les pratiques de création artistique ? Quelles modifications esthétiques surgissent de l'émergence des " technimages " ? Les mutations technologiques et le tournant communicationnel qui se produisent sous nos yeux bousculent les anciens critères et modifient profondément le regard.
École régionale des beaux-arts de Rennes.
La Révolution a été très néfaste pour les monuments angevins. À la Restauration, de nombreux édifices sont délabrés et souvent menacés de disparition : Saint-Aubin d'Angers, Fontevraud, les châteaux de Saumur et de Baugé. C'est alors que se développe un vaste mouvement savant qui impose une nouvelle vision de ce " patrimoine " historique.Éd. par la Société d'études angevine.