Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition organisée à l'automne 2024 par le Collège de France, à l'Institut des civilisations, en lien avec la chaire Techniques et économies de la Méditerranée antique du professeur Jean-Pierre Brun, et en collaboration avec l'École française de Rome, le Centre Jean-Bérard de Naples, l'École française d'Athènes, l'Institut français d'archéologie orientale du Caire et le musée du Louvre.Une visite de l'ancienne Méditerranée est proposée, dont le vin, l'huile et le parfum, trois productions antiques sur lesquels Jean-Pierre Brun a travaillé, sont le fil rouge. C'est en effet pour en présenter la fabrication, le transport et le commerce que le lecteur sera conduit de Gaule romaine en Italie, puis en Grèce et en Égypte.L'histoire racontée est aussi celle de la puissance économique de l'Empire romain et l'ouvrage souligne comment ce dernier a pu réunir tant de cultures tout autour de la Méditerranée, dans l'échange pacifique de biens, de technologies et d'idées, qui ont notamment eu des conséquences sur la vie et l'organisation sociale de toutes les populations de l'Empire. Dans ces domaines, la recherche archéologique a largement contribué à renouveler les problématiques.
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition " Champollion 1822, et l'Égypte ancienne retrouva la parole ", consacrée au bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion.
La stèle de Mésha (IXe siècle avant J.-C.) contient la première mention connue des quatre lettres du dieu d'Israël et constitue un document remarquable, fondateur de l'archéologie du Levant, essentiel pour l'étude des écritures de ces régions et l'histoire du monde de la Bible.Détruite peu après sa découverte en 1868, c'est grâce à la perspicacité de Charles Clermont-Ganneau, futur professeur au Collège de France, qu'elle a pu être reconstruite.Le catalogue présente de nombreux objets et documents mettant en perspective l'importance de cette inscription et l'histoire de sa découverte.L'exposition a été réalisée avec la participation exceptionnelle du musée du Louvre.
Georges Daressy, né en 1885, s'est formé à l'égyptologie auprès d'Eugène Grébaut à l'Ecole pratique des hautes études et au Collège de France. Son parcours professionnel est emblématique de cette période épique de l'égyptologie où les défis à relever étaient immenses : exploration et protection des sites antiques d'une part, conservation et publication du produit des fouilles d'autre part. Ce sont autant de tâches dans lesquelles Georges Daressy, attaché au musée du Caire et au Service des antiquités, s'est investi totalement.Découvreur du palais d'Amenotep III près de Thèbes, il a également organisé le déblaiement du site de Louxor, faisant resurgir du sable les temples et colonnades puis fouillé à Tanis. C'est aussi le découvreur de la seconde cachette de Deir el Bahari, dans laquelle des sarcophages, momies et mobilier funéraire avaient été mis à l'abri des pilleurs durant des siècles.Il est également l'auteur de l'Atlas archéologique réalisé durant sa retraite à Cormeilles-en-Parisis. Sur une cinquantaine de cartes se partageant le territoire égyptien, Daressy a reporté tous les sites anciens repérés à son époque.Ses archives ont été léguées au Collège de France.En clôture de l'ouvrage figure la première bibliographie exhaustive des publications de Georges Daressy.
En 1929, Claude F.A. Schaeffer découvre le site d'Ougarit sur la côte syrienne à une dizaine de kilomètres au Nord de Lattaquié et fonde la mission archéologique Ras Shamra qui depuis cette date continue d'y mener des fouilles en collaboration avec une équipe syrienne, ou de publier des études à partir des matériaux trouvés sur le site.Ce catalogue d'exposition rappelle toute l'importance de la civilisation ougaritique, qui, au IIe millénaire avant J.-C., a inventé un système d'écriture alphabétique à partir du cunéiforme, à l'origine des caractères latins. Sa religion, sa littérature, sa statuaire, influencées par d'autres civilisations levantines de la même époque, les éclairent également d'un jour nouveau.Il retrace ensuite l'itinéraire académique de Claude F.A. Schaeffer (1898-1962) depuis ses études à Strasbourg jusqu'à son élection au Collège de France en 1953 sur la chaire d'archéologie d'Asie orientale et présente l'ensemble des travaux qui font de lui un des plus grands orientalistes de son époque.Il montre enfin comment les matériaux archéologiques rassemblés par la mission Ras Shamra et déposés aux archives du Collège de France sont encore utiles aux chercheurs aujourd'hui avant de dresser le panorama des missions archéologiques auxquelles participent actuellement des équipes de chercheurs et de professeurs du Collège de France en Europe comme en Asie centrale et au Moyen-Orient.