Un homme nu, agressé et dévoré par sept monstres diaboliques : telle est la représentation impressionnante qu'exhibent trois sculptures bretonnes de la fin du Moyen Âge. Placées dans de simples églises paroissiales à Batz-sur-Mer, Dinan et Saint-Léry, ces images méconnues du septénaire des péchés n'avaient jamais été étudiées. Sur la base d'une rigoureuse étude pluridisciplinaire, associant histoire, sémiologie de l'image et anthropologie, Laurent Guitton invite son lecteur à une véritable enquête policière, reconstruisant la genèse et les sources d'inspiration de ce thème inhabituel et remontant aux commanditaires de ces trois programmes. Et nous voici introduits au sein de la cour ducale de Bretagne, traversée de violents règlements de compte par images interposées. Le duc François II en personne, la clique revancharde des duchesses bretonnes, un évêque et un abbé en conflit, un vicomte envieux et une favorite enviée, autant de personnages impliqués dans cette intrigue déroutante, qui en vient à confondre responsables et victimes. Ces sculptures se révèlent alors être des images infernales à résonance maléfique, réalisées pour diffamer et nuire à un ennemi intime… C'est la jeune reine et duchesse Anne de Bretagne, fille de François II, qui mettra un terme à cette vendetta symbolique, alors même que le duché s'apprête à disparaître sous les coups de boutoir d'une monarchie française conquérante.
La défaite face à la Prusse marqua incontestablement une étape dans l'histoire de l'université française même si un mouvement de réforme avait été amorcé avant la guerre. Les facultés, dont l'autorité avait été diminuée depuis la Révolution française, connurent dans le dernier tiers du xixe siècle un véritable renouveau. Alors que le ministère de Jules Ferry souhaitait y instaurer les principes républicains reposant sur la méritocratie, les directeurs de l'enseignement supérieur projetèrent une réforme où la recherche s'articulait pleinement avec l'enseignement. Ce principe intellectuel constituait la matrice de bâtiments édifiés à dessein et de la rénovation des principes pédagogiques où l'objet et l'expérience prenaient toute leur place. La construction disciplinaire de l'histoire de l'art s'est réalisée de manière concomitante à cette mutation qui avait pris pour modèle la grande rivale incarnée par l'université allemande. L'enseignement des chaires d'archéologie et d'histoire de l'art antique se développa en prenant appui sur un Lehrapparat, concept allemand désignant l'ensemble du matériel pédagogique – objets originaux, moulages en plâtre, tirages photographiques papier, vues à projection, ouvrages à planches, livres – nécessaire à son étude. Un demi-siècle plus tard, ces fondements furent remis en cause par l'extension du champ disciplinaire et par l'augmentation du nombre d'étudiants, du fait de la démocratisation de l'accès à l'université après la Seconde guerre mondiale. L'édification de nouvelles surfaces en périphérie des grandes agglomérations françaises fut la réponse apportée à ces bouleversements. La démarche de l'historien de l'art permet de considérer l'université dans sa matérialité (architecture et décor) en l'ancrant dans une perspective historique. Parallèlement, l'étude des objets pédagogiques ayant contribué à légitimer l'enseignement de l'archéologie et de l'histoire de l'art conduit à inscrire la discipline dans cette histoire universitaire. Ce volume réunit des études de spécialistes de différentes périodes. Il entend mettre dans une perspective nationale et internationale ces questions autour des notions de référence et de modèle, de construction disciplinaire et d'usages des collections. Ce siècle de transformations (1870-1970), qui a donné les bases de notre université, s'incarne aujourd'hui dans un processus de patrimonialisation. Des études de cas apportent des exemples de réflexion sur le devenir de ces objets et sur leur renouveau.
En partant du cas singulier du collectionneur Pierre-Jean Mariette (1694-1774), cet ouvrage vise à mieux définir les étapes qui jalonnent e la formation des connaissances en histoire de l'art au XVIIIe siècle et, plus largement, à questionner le rôle joué par la figure du connaisseur dans cette dynamique. En somme, il s'agit de répondre aux interrogations suivantes: sur quels éléments repose la réputation de l'amateur et comment s'organise la reconnaissance de son autorité par ses pairs ? Quels sont les instruments, matériels ou intellectuels, déployés par l'expert ? Et, finalement, sous quelles formes se présente son savoir lorsqu'il se matérialise par l'écrit ? Dans ce but, l'identité et l'activité de Mariette se trouvent ici interrogées à travers six chapitres thématiques scindés en deux parties. La première, intitu- lée La naissance d'un amateur, analyse l'émergence de la figure de l'amateur à travers trois moments-clés : la constitution d'une identité, le voyage d'Italie et l'insertion de l'érudit dans la République des Lettres. La seconde, dévouée aux Savoirs mis en œuvre, examine les modalités de la divulgation scientifique, de ses modèles théoriques à ses représentations visuelles. Plus qu'un panorama exhaustif d'une pensée savante, le développement suivi enquête sur la façon dont le livre devient, au cours du XVIIIe siècle, un véritable laboratoire des savoirs; un espace privilégié où se déroule, entre amateurs, le débat qui participe à l'élaboration d'une connaissance empirique dans le domaine de l'histoire de l'art. À cet égard, la présente étude pose non seulement un regard nouveau sur l'apport de Pierre-Jean Mariette au champ historique mais elle réfléchit aussi de manière originale aux pratiques socio-culturelles et aux enjeux esthétiques qui façonnent la discipline à l'époque des Lumières.
Carlo Crivelli (v. 1435-v. 1495) est un peintre vénitien, marginal et virtuose, au style puissant, étrange et inclassable, qui a longtemps suscité l'embarras des historiens de l'art. Sa peinture déjoue en effet les oppositions traditionnelles qui structurent la grille d'appréciation des artistes de cette époque: elle est à la fois du Moyen Âge et de la Renaissance, d'avant et d'arrière-garde, sacrée et profane, chrétienne et païenne. ayant presque toujours vécu dans la Marche d'ancône, une région loin des grands centres culturels comme Florence, Rome ou Venise, Crivelli est au courant de toutes les innovations de son temps, et va plus loin que la plupart de ses contemporains dans l'expérimentation picturale. Ce livre entend lui rendre la place qu'il mérite dans l'histoire de l'art du Quattrocento. Une place singulière à n'en pas douter, et de premier plan assurément. Mais pour lui rendre cette justice, il ne suffit pas d'étudier son œuvre en détail. C'est toute l'histoire de son temps qu'il faut revisiter. Il ne sera pas question, ici, de la rupture mille fois rebattue entre Moyen Âge et Renaissance, entre la spiritualité chrétienne et la philosophie humaniste, l'image dévotionnelle et l'art profane. C'est un autre Quattrocento que ce livre décrit: une époque où le Moyen Âge se paganise, où la spiritualité s'exprime par le luxe, le divin se manifeste de manière sensible, la peinture fait l'objet d'un culte, les saints, les artistes et les guerriers rivalisent de charisme. le matérialisme mystique est la formule historique, culturelle et anthropologique qui décrit tous ces phénomènes et permet de comprendre comment la peinture de Carlo Crivelli est possible.
Cet ouvrage étudie les quatre générations de la dynastie Bonnart, une famille d'artistes et de marchands implantée rue Saint-Jacques à Paris entre 1642 et 1762. Officiant dans les domaines de l'estampe, de la peinture et du dessin, elle est particulièrement célèbre pour son activité dans celui de la gravure de mode et notamment pour l'invention du portrait en mode, représentant les vedettes du siècle sous l'aspect de jeunes mannequins attrayants. À la fois diverses et très standardisées, ces images de mode connurent un grand succès et furent produites à des milliers d'exemplaires?; objets de nombreuses copies, reprises et variations, elles sont si intimement associées à la famille Bonnart et à ses deux boutiques de L'Aigle et du Coq qu'elles prirent, au xixe siècle, le nom générique de bonnarts, même si bien d'autres éditeurs parisiens en produisirent, parfois antérieurement à la dynastie. Cet aspect de leur commerce, avec ses multiples déclinaisons et appropriations dans le reste de l'Europe – voire au-delà, dans des contrées comme la Chine ou l'Inde –, est confronté à l'histoire des différents membres de la famille et au reste de sa production?; largement méconnu, celui-ci révèle des défenseurs fidèles de la monarchie et de la religion catholique, mais aussi des inventeurs habiles – très au fait des derniers développements de l'art de la Cour et des nouveautés en matière de mode, d'anecdotes et bruits du monde –, entretenant de nombreux liens avec la création contemporaine et ses acteurs. L'histoire familiale, avec ses parcours singuliers, de l'imprimeur en taille-douce Henri Ier Bonnart, fils d'un tailleur d'habits, jusqu'aux derniers descendants qui vendirent aux enchères les planches gravées, en passant par les membres influents de l'académie de Saint-Luc, éclaire la genèse et le succès des modes, qui ne sauraient être réduites à l'imagerie populaire et banale à laquelle elles sont souvent cantonnées.
Composé de deux parties distinctes, complémentaires l'une de l'autre, l'ouvrage situe Roger de La Fresnaye (1885-1925) dans ses interactions avec la scène culturelle européenne des années 1910-1925. Les correspondances éditées dans la deuxième partie du volume dévoilent beaucoup de faits et de documents inédits venant étayer les études qui en forment la première. La confrontation du discours de l'artiste avec les analyses de chercheurs actuels, issus de diverses disciplines, donne une image prismatique qui rend compte de la singularité du personnage et de la complexité intrinsèque de son œuvre. Plus de dix ans après le projet tripartite " Cubisme et tradition ", dont ce livre est l'un des prolongements, il est temps de renouveler les connaissances sur La Fresnaye. Il convient aussi de réévaluer sa place, par-delà le cubisme et au-delà du territoire français, au sein de l'histoire de l'art. À l'heure des nouvelles perspectives offertes par l'histoire culturelle, l'histoire comparée des arts et l'histoire transnationale, l'originalité de cette figure ne doit plus seulement se définir à l'aune de ses rapports, au reste ambigus, avec le(s) cubisme(s), mais bien dans un contexte beaucoup plus général. À ce titre, l'œuvre atypique et polymorphe de Roger de La Fresnaye constitue un cas idéal pour explorer, de manière critique, l'histoire et l'historiographie de l'art moderne du XXe siècle.
Issu d'une thèse en histoire de l'art et de l'architecture, ce récit interroge le parcours de l'architecte alsacien Charles-Gustave Stoskopf (1907-2004), deuxième second grand prix de Rome en 1933, en se fondant principalement sur le dépouillement de ses fonds d'archives d'agences. Cet acteur de la scène professionnelle des Trente Glorieuses entame sa carrière en 1945 dans le cadre de la Reconstruction, où il a la charge de rebâtir des villages détruits autour de Colmar, puis devient, dans les années 1950, le maître d'œuvre de plusieurs grands ensembles en Alsace et en région parisienne, dont le grand ensemble de l'Esplanade à Strasbourg et celui de Créteil. Afin d'éclairer cet itinéraire sont explorées tour à tour la biographie de l'architecte dans ses multiples aspects, les réalisations significatives et, enfin, des dimensions transversales caractérisant cette production considérable. Celle-ci révèle plusieurs registres d'expression, marqués par la permanence d'un vocabulaire académique et d'un héritage alsacien constamment revendiqué et réinventé. Elle agrège également des influences diverses lui permettant de répondre aux commandes inédites de cette période de modernisation et de forte croissance. L'ouvrage vient ainsi combler un vide historiographique en restituant la biographie de cette figure majeure de la période, à l'origine de la construction de plus de 45 000 logements en France dans des conditions de production inédites.
Implanté à quelques kilomètres au nord de Clermont-Ferrand, le site de Mozac conserve un riche patrimoine appartenant à l'un des monastères les plus anciens et les plus importants de l'Auvergne. Si le site est réputé pour son trésor et ses sculptures romanes, il présente aussi l'intérêt pour le visiteur d'avoir préservé l'église abbatiale et plusieurs bâtiments du monastère, entourés d'un parc de quatre?hectares. Après un historique des recherches anciennes et un point sur les sujets d'études récents portant sur le site, cet ouvrage s'attache d'abord à relater les faits marquants de l'histoire de l'abbaye, à mesurer l'impact de l'activité des moines sur leur environnement, à analyser la façon dont le monastère a contribué à modeler le paysage, à fixer les populations et l'habitat, et structurer le territoire. Ce volume décrit ensuite tous les éléments permettant de restituer l'évolution monumentale (architecture, décors) de l'abbatiale et des bâtiments monastiques, depuis le Xe siècle jusqu'au XXe siècle. Le rôle joué par l'abbaye dans l'art monumental local est également abordé en distinguant la part de création du poids de l'héritage, tout en rendant compte de la postérité de certains partis. L'archéologie, appliquée au monument conservé, permet aussi de mettre en évidence la diversité des matériaux et des techniques de construction mis en œuvre au Moyen Âge lors des chantiers successifs. La plupart des éléments archéologiques concernant les bâtiments monastiques et les collections lapidaires sont inédits. Les nombreuses illustrations reproduites dans ce livre montrent la variété et l'importance du patrimoine encore visible en même temps que son intérêt scientifique.
31 décembre 1940. Une loi fonde l'ordre des architectes en France et réglemente pour la première fois l'accès à la profession et le port du titre d'architecte. Désormais, la pratique relève obligatoirement du mode d'exercice et des valeurs libérales. Plusieurs siècles ont été nécessaires aux architectes pour se faire reconnaître comme un corps de professionnels possédant un savoir spécifique, justifiant ainsi leur demande du monopole de l'architecture. Si les acteurs et les grands enjeux de ce processus sont connus, quels sont les rapports exacts entre la grande histoire de l'institutionnalisation de la profession, la définition de ses règles d'activité et les manières concrètes d'exercer et de travailler de ses membres ? À travers le prisme des structures de travail et des lieux d'exercice des architectes, ce livre met en évidence les vicissitudes de la profession, de la chute de l'Académie royale d'architecture à la Révolution française, jusqu'aux années 1940. Il raconte les obstacles, les contraintes et les incertitudes d'un métier qui se construit: un cadre de travail d'abord public et évoluant vers le privé, un partage des rôles entre la maîtrise d'œuvre et la maîtrise d'ouvrage, une position ambiguë entre la réalité du travail collectif et l'image d'un artiste-auteur unique, une revendication de sa singularité face aux ingénieurs et aux entrepreneurs. Perpétuellement en tension, la profession tente d'affirmer son autonomie face aux contraintes sociales, politiques et économiques de la commande mais aussi contre les tentatives d'assujettissement par l'État, les maîtres d'ouvrage de la Révolution industrielle ou encore l'École des beaux-arts. Par l'analyse de documents originaux (archives de maîtres d'œuvre et d'ouvrage, publics et privés) et de la presse professionnelle, cet ouvrage interroge le choix unique de l'exercice libéral par un groupe professionnel aux pratiques déjà multiples. Ainsi s'éclaire de façon inédite l'histoire, riche en rebondissements et parfois en contradictions, d'une profession qui continue de s'interroger sur ses missions et ses cadres d'exercice.
Hôtel. Le mot et le lieu paraissent si familiers dans nos vies, nos paysages et nos usages mentaux que nul ne s'en préoccupe vraiment. Les auteurs américains ont pourtant écrit qu'il résumerait à lui seul l'histoire des États-Unis. Pourquoi en irait-il autrement en Europe ? L'État s'y intéresse de loin en France, se contentant de vérifier un niveau de qualité certifié par des étoiles, mais intervenant peu pour soutenir l'hôtellerie, alors que celle-ci est un secteur clé de l'industrie du tourisme. Le problème commence dès qu'on veut qualifier l'hôtel. Sans remonter aux auberges du Lion d'or ou du Cheval blanc des temps modernes, ni au Terminus ou hôtel de la Gare des débuts du chemin de fer, qu'y a-t-il de commun entre le gîte rural, la chambre d'hôte, le couvent-hôtel des congrégations religieuses, la pension de famille équipée de deux ou trois chambres, le motel routier, le castel first class de Deauville ou le palace du Léman, propriété de grands groupes, dont les centaines de chambres font face à la mer ou au lac, et que les visiteurs traitent volontiers d'enseignes " mythiques " ? Au moment même où internet remet en cause un modèle que nous pensions immuable, sans même pouvoir le définir, ce livre fait le point sur trois siècles d'évolution entre le tenancier, le logeur, le cabaretier, l'aubergiste et l'hôtelier – petit entrepreneur ou capitaine d'industrie. Il décrit les lieux de leur activité, hybrides, polymorphes, plurifonctionnels, singuliers ou, au contraire, dupliqués à l'envi par les chaînes. Il observe leur aptitude à modeler la ville, leur influence sur les mobilités et plus largement leur contribution à une histoire de l'hospitalité dans les sociétés contemporaines.
C'est en 1671 qu'est fondée l'Académie royale d'architecture. L'institution royale a deux missions: tenter d'apporter des règles à l'architecture pratiquée en France et développer un enseignement de qualité pour former les futurs architectes du roi. Les leçons portent, à parts égales, sur l'architecture et la géométrie appliquée à l'architecture. Cet enseignement connaît cependant de profondes mutations au cours des cent vingt-deux années d'existence de l'institution royale (1671-1793) ; les évolutions de la pratique architecturale et la personnalité des professeurs influant directement sur la conception de la formation académique. Si, dans un premier temps, les cours portent sur des thèmes variés – hydraulique, optique, géométrie pour les mathématiques, principes d'architecture et théorie des ordres pour l'architecture –, l'éducation des futurs architectes du roi est rapidement recentrée sur des connaissances plus précises dans le dessin et l'architecture. Le présent ouvrage qui s'appuie sur une étude de cours le plus souvent inédits, et sur un examen de la personnalité des enseignants, vise à retracer l'histoire de cet enseignement académique encore largement méconnu.
L'ouvrage explore le paysage photographique des origines (vers 1850) à nos jours, des paysages des frères Bisson aux artistes actuels comme Walter Niedermayr, Jean-Marc Bustamante ou Éric Bourret. Il déploie la triple thèse suivante : 1) le paysage photographique achève ou accomplit l'ensemble du genre du paysage tel que la peinture l'a inventé à la Renaissance ; 2) en l'accomplissant, le paysage photographique se libère de la tradition paysagère elle-même et ouvre au paysage un champ indéterminé d'inventions presque infi nies dont les études rassemblées ici explicitent quelques-unes des possibilités ; 3) cette continuité et cette rupture créent ainsi un paysage " sans qualité " selon l'expression de Robert Musil, paysage dont la polymorphie alimente les autres arts et la créativité de l'art contemporain. Voilà pourquoi le livre dessine un parcours permettant d'articuler — c'est son originalité — invention du paysage pictural, invention du paysage photographique et inventions photographiques du paysage. L'ouvrage fondamentalement pluridisciplinaire entend se plier à la logique photographique elle-même qui permet d'engendrer de nouvelles images non picturales, des images machinées, non métaphoriques, profondément documentaires, et dont la reproductibilité permet un archivage du réel, une exploration de nouveaux territoires naturels ou urbains, la multiplication infinie de points de vue sur eux.