" Quelle langue ! ", Jean Ziegler. " Vos interventions dans Libération bougent l'esprit ", le philosophe Gilles Châtelet." Christophe, pourquoi nous détestez-vous autant ? ", une association de motards." Doux et féroce ", Le Temps. " Une analyse incisive, percutante et brillante ", Jack Lang." Vers les cimes d'une sociologie que ne renierait pas le philosophe allemand Georg Simmel ", Le Nouveau Quotidien. " Tu nous pompes l'air ", anonyme. " Merci pour vos splendides analyses du dimanche qui réconfortent et donnent doux et beau courage ", Jean-Luc Godard. Christophe Gallaz a publié des milliers de chroniques et d'autres textes dans les quotidiens et les revues de Suisse romande et de Paris. Une sélection méticuleuse en a dégagé cet ouvrage préfacé par Christian Ciocca, qui perçoit chez son auteur un " don de double vue " nécessaire aux dévoilements de notre monde-spectacle éperdu. De quoi convier les lecteurs de ces pages au coeur de leur propre existence qui balance elle aussi des arts au sport, de la littérature aux champs de l'amour ou de l'angoisse, de l'enfance aux animaux de compagnie, du langage à ses tics ou de la ville au crime environnemental. Une invitation majeure à traquer les signes éclatés de notre époque – puis à les relier pour mieux la comprendre et s'y comprendre.
p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 10.0px Helvetica}Décédé en 1956, le collectionneur Emil Bührle a acquis sa fortune en tant que fabricant et exportateur d'armes. Aucune entreprise suisse n'a été aussi liée et aussi solidaire du régime national-socialiste, aucune n'a exporté à une telle échelle des armes dans les guerres et régions en guerre du XXe siècle, aucune autre famille n'a réalisé un profit financier aussi énorme, ou même approchant, en réalisant de telles transactions. Aucun collectionneur d'art suisse n'a été aussi étroitement lié au vol d'œuvres d'art du nazisme que Emil G. Bührle. Sa collection d'art est une archive de la violence belliciste de ce " siècle des extrêmes " (Eric Hobsbawm).L'historien Erich Keller poursuit l'objectif de montrer comment et pourquoi la collection de Emil Bührle est venue au Kunsthaus de Zurich en démêlant les imbrications personnelles et institutionnelles dans Zurich et les activités entrepreneuriales discutables de Bührle, non seulement pendant la domination nazie ainsi que les aspects problématiques de son activité de collectionneur, qui étaient pourtant connues depuis longtemps grâce à des travaux de recherches historiques.Le Musée contaminé est originellement paru en 2021 aux Editions Rotpunkt sous le titre Das kontaminierte Museum. Das Kunsthas Zürich und die Sammlung Bührle. Loin d'être une polémique zurichoise, cet ouvrage fait écho aux débats très actuels autour de la provenance d'oeuvres spoliées ou acquises dans des conditions plus que discutables.
Que signifie au juste Déconfiner Universités et Pédagogies ?Cela n'a en fait pas grand-chose à voir avec le Covid-19… Dans un monde en constante évolution, la pédagogie doit elle aussi se réinventer. Un café comme métaphore propose une approche novatrice, accordant une place primordiale aux savoirs des élèves, expert·e·s de leur propre vécu et de leurs appartenances… à la communauté des étudiant·e·s et à toute autre communauté. Le café, " l'or brun ", accompagne leurs rencontres horizontales avec l'enseignant. Le concept de déconfinement sert ici de tremplin pour amener l'enjeu central de ce livre : l'introduction à l'université des méthodes de pédagogie communautaire participative, inspirées par les valeurs clés de la psychologie communautaire. À savoir : libération de l'oppression, participation sociale, promotion de la santé et du bienêtre, égalité, pouvoir-agir et pouvoir-dire, horizontalité, solidarité, collaboration. Cet ouvrage collectif s'affirme fidèle à ces valeurs. Les auteur·e·s, acteurs et actrices à un titre ou un autre d'un enseignement de plus de vingt ans, partagent leurs expériences, leurs réflexions, leurs défis. Ce riche panorama explore l'avènement, dans des espaces d'apprentissage divers, de lieux dynamiques d'interactions horizontales. Ce livre offre d'attrayantes ressources aux enseignant·e·s et formateurs, aux étudiant·e·s et élèves, à toutes les personnes souhaitant transformer l'expérience pédagogique en un voyage coopératif, une exploration inédite.
L'écologie semble aujourd'hui omniprésente : produits "bio", services "verts", projets "durables", "écogestes" et accessoires "zéro carbone" sont partout. Pourtant, notre impact écologique – et celui de la Suisse en particulier – est toujours aussi insoutenable. Et la crise n'est pas uniquement écologique : elle est aussi sociale, économique, politique, philosophique et anthropologique. Les problèmes de plus en plus graves qui s'enchaînent à différents niveaux sont en réalité reliés les uns aux autres. Ils plongent leurs racines dans nos sociétés du toujours plus, individualistes et matérialistes, guidées par le dogme de la Croissance et une foi aveugle dans le Progrès. Non seulement elles ne nous apportent pas le bonheur, mais elles exploitent et détruisent les populations les plus pauvres, comme elles tuent le vivant, menaçant notre avenir commun. Cet ouvrage, sous forme de petit manuel d'écologie politique, ouvre une double perspective : il dénonce les impasses et fausses pistes de la modernité, tout en présentant de nombreuses voies alternatives inspirées par le mouvement pour la décroissance. Construit à partir d'analyses et de propositions concrètes publiées dans le journal Moins ! depuis plus d'une décennie, il dessine d'autres chemins pour un futur vivable et convivial.
Quelques mots sans fard sur la condition des femmes
Vie professionnelle, amour et sexualité, charge maternelle, travail domestique, droits politiques: voilà les principaux sujets auxquels Iris von Roten (1917-1990), intellectuelle suisse du XXe siècle, consacre sa vaste fresque de "la condition des femmes" à son époque. Loin de se limiter au combat pour le suffrage féminin, cette avocate et journaliste tenait à exposer l'aspect systémique de l'oppression des femmes. Par sa véhémence et son intransigeance, elle s'est attiré les foudres aussi bien des représentants de la domination masculine que des groupes féministes de son époque. Dans une langue aussi furieuse que grinçante, son livre fait l'état des lieux des droits des femmes, dépeint les humiliations et les luttes du quotidien, et imagine une société épanouissante et égalitaire.En livrant une étude approfondie des rapports de domination, Femmes sous surveillance renseigne autant sur les mécanismes d'hier que sur les problématiques contemporaines. Par sa véhémence et sa radicalité, ce manifeste nourrit la pensée féministe et apporte une contribution significative aux questions et combats d'aujourd'hui. Paru en 1958, cet ouvrage a d'abord fait scandale avant de sombrer dans l'oubli pendant quelques décennies. Cette première traduction française, réalisée par Camille Logoz, est une façon de rendre honneur à cette figure incontournable de l'histoire des idées en Suisse. C'est surtout l'occasion de se confronter à ses arguments puissants, sa réflexion complexe et sa parole percutante.
Le génie génétique dans l'espace public suisse (1990-2005)
Comment le génie génétique est-il devenu une question politique importante dans l'espace public suisse ?Confiné à quelques laboratoires privés au cours des années 1980, le génie génétique a fait l'objet d'une attention croissante au cours des années 1990, sous l'impulsion de mouvements critiques qui se sont notamment appuyés sur les outils de la démocratie directe pour faire entendre leurs revendications.En 1998, les citoyens suisses ont suivi les recommandations des autorités politiques et scientifiques, et des entreprises pharmaceutiques, et ont rejeté l'initiative dite pour la protection génétique, qui interdisait différentes applications du génie génétique. En 2005, ils ont en revanche accepté un moratoire de cinq ans sur les cultures d'OGM.Ce livre retrace ces différentes étapes de la politisation du génie génétique et questionne le rapport de la société suisse au risque sanitaire et environnemental, mais aussi à ses scientifiques et à ses entreprises, notamment pharmaceutiques.Plus profondément, le cas du génie génétique fait apparaître l'importance, en même temps que les limites, de la démocratie directe.
Traiter du religieux à l'Université; le gérer en société contemporaine: deux registres différents, mais mêmes changements, et mêmes difficultés.Cette question est relancée par l'éclatement du religieux: pluralité de traditions (christianisme, islam, bouddhisme), avec leurs modifications internes, fondamentalistes ou libérales, et les nouvelles formes de leurs positionnements sociaux; mouvements religieux récents (scientologie, Ordre du Temple solaire, raëliens); religieux "diffus", visant équilibres de vie, voire spiritualités sans Dieu, dont on ne sait plus s'ils sont ou non religieux.Le religieux est pris ici comme "scène", symptomatique, où les questions ne sont pas réductibles à des différences de conviction, ni à l'opposition entre compréhension interne et neutralité; pas non plus entre théologies et sciences des religions. Or, c'est ainsi que tout le monde le voit spontanément. Mais c'est une dimension à ne pas évacuer, en rester là empêche de voir des des mutations et des enjeux plus profonds qui traversent les savoirs (sciences sociales, anthropologie, histoire) comme la société: son présent, ce qui s'y montre et ce qui y est dénié, des boucs émissaires trop vites identifiés, des processus inaperçus.Le livre raconte, pris sur le vif, des événements qui ont durement occupé l'Université de Lausanne. Il tente d'y saisir des déplacements et d'en expliciter des enjeux, et ouvre ainsi plus largement, le débat sur l'enseignement du religieux à l'Université.
L'ouvrage est un florilège d'articles initialement parus au cours d'une décennie, en Suisse et en Europe, de l'écrivain et critique littéraire J. Meizoz. Le point commun de ces différents textes est l'expérience d'une "confrontation", faire front, affronter ou monter au front. Partis pris, interventions vives pour certaines, écrites le plus souvent hors demande académique. Confrontations pour se situer dans le différend suscité par toute prise de parole.
L'auteur étudie quelques ouvrages de Jacques Chessex et d'autres auteurs romands. La pratique de l'écriture et de l'analyse littéraire l'a amené à se poser un certain nombre de questions: Comment un auteur s'y prend-il lorsqu'il veut faire de sa province un lieu privilégié où souffle le Paraclet, et où l'on est d'emblée justifié d'écrire ? Par quel biais aborder le problème de la vraisemblance dans le roman réaliste ? Pourquoi le lecteur peut-il être tenté de refuser d'adhérer au monde fictif qu'on lui propose ? Y a-t-il des lois à respecter lorsqu'on se mêle de composer un roman ? Peut-on tout se permettre ou existe-t-il une "morale du roman" qu'il s'agirait de sauvegarder ? Peut-on encore parler de "morale" lorsqu'on se mêle de critique littéraire? Quels critères nous permettraient de différencier l'art et le pseudo-art, les œuvres authentiques et les livres académiques, la littérature et le kitsch. En bref : peut-on distinguer la vraie et la fausse monnaie ?