Déployé sous la forme d'un abécédaire alliant textes et images, mer x soleil est un livre-album qui réfléchit et actualise le concept de " cinéma de poésie " tel que défini historiquement par Pier Paolo Pasolini lors d'une conférence prononcée en 1965 au Festival du nouveau cinéma de Pesaro : peut-on voir ce que l'on dit et peut-on dire ce que l'on voit ?À l'heure d'une novlangue technofasciste et d'une imagerie dystopique dévastatrices, repenser le dicible et le visible à partir de l'art vidéo est une promesse consolatrice. Dans une approche à la fois critique et prospective, Frank Smith explore une histoire expérimentale du cinéma au gré de l'œuvre comme déplacement et impossible définition qu'en plateaux.mer x soleil refuse l'instauration d'une vision théorique pour ...
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Déployé sous la forme d'un abécédaire alliant textes et images, mer x soleil est un livre-album qui réfléchit et actualise le concept de " cinéma de poésie " tel que défini historiquement par Pier Paolo Pasolini lors d'une conférence prononcée en 1965 au Festival du nouveau cinéma de Pesaro : peut-on voir ce que l'on dit et peut-on dire ce que l'on voit ?
À l'heure d'une novlangue technofasciste et d'une imagerie dystopique dévastatrices, repenser le dicible et le visible à partir de l'art vidéo est une promesse consolatrice. Dans une approche à la fois critique et prospective, Frank Smith explore une histoire expérimentale du cinéma au gré de l'œuvre comme déplacement et impossible définition qu'en plateaux.
mer x soleil refuse l'instauration d'une vision théorique pour mieux en disséminer des sorties et des greffes. Construit en ce sens composite, le livre rassemble :
• Des analyses d'œuvres cinématographiques et photographiques (Duras, les Straub, Godard, Frampton, Hill, Benning, Gonzalez-Foerster, Marker, etc., ainsi que certains de ses films et installations vidéo) : archéologie vivante, il se fonde sur l'hypothèse de la rencontre ;
• Des notions inédites dont la prolifération prolonge la possibilité d'hypothèses de lectures indéfinitoires mais hospitalières : images " mouve-temps ", " caméron-on ", " effet Jokari " , etc., actant l'expérience comme intuition, l'expérimental comme phénomène sensible avant d'être théorique ;
• Un entretien avec le critique Rodolphe Perez : parce qu'il n'expose aucun manifeste mais privilégie le dialogue avec les œuvres dans une amitié artistique, le livre s'ouvre à la discussion pour envisager ses propres lignes de fuite.