Aussi loin que l'on remonte dans l'Histoire, le guerrier a toujours été associé à des " valeurs viriles ", en ombres et lumières. La " féminité ", elle, apportait sa plénitude et son équilibre ; elle marquait la douceur du foyer, la pérennité de la vie. Mais, dans la zone d'ombre, elle accentuait l'horreur de la guerre, victime, par " nature ", des rapts et des viols dont s'accompagne la violence déchaînée. Ce tableau a aujourd'hui volé en éclats. La femme, " un soldat comme un autre " ? Oui, bien sûr, puisque le principe de parité hommes/femmes inspire désormais et à raison l'ensemble de notre organisation sociale. Comment les armées, qui n'ont de légitimité que celle d'être l'émanation du corps social, pourraient-elles s'en abstraire ? Mais, au regard de l'héritage de ...
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Aussi loin que l'on remonte dans l'Histoire, le guerrier a toujours été associé à des " valeurs viriles ", en ombres et lumières. La " féminité ", elle, apportait sa plénitude et son équilibre ; elle marquait la douceur du foyer, la pérennité de la vie. Mais, dans la zone d'ombre, elle accentuait l'horreur de la guerre, victime, par " nature ", des rapts et des viols dont s'accompagne la violence déchaînée. Ce tableau a aujourd'hui volé en éclats. La femme, " un soldat comme un autre " ? Oui, bien sûr, puisque le principe de parité hommes/femmes inspire désormais et à raison l'ensemble de notre organisation sociale. Comment les armées, qui n'ont de légitimité que celle d'être l'émanation du corps social, pourraient-elles s'en abstraire ? Mais, au regard de l'héritage des siècles, comment qualifier cette évolution sinon par les mots de rupture, de révolution, voire de mutation ? Là comme ailleurs, l'observation du fait militaire pourrait bien être révélatrice de la complexité du phénomène pour l'ensemble de la société.