Les études figurant dans cette publication visent à éclairer certaines des constantes structurant les échanges transatlantiques et à mieux repérer aussi quelques-uns des déterminants majeurs de la complexe synergie interculturelle à l'œuvre pendant la période coloniale au sein de l'espace caribéen.À travers cet objectif de recherche, les auteurs entendent donc participer au renouvellement des problématiques atlantiques et caribéennes en mettant l'accent sur la notion dynamique de " circulation ".
La confrontation des situations de la caraïbe hispanophone, anglophone, francophone et, à la marge, néerlandophone, nous a paru tout à fait éclairante et opportune pour saisir ces dynamiques à la fois dans leur globalité et à travers les caractéristiques communes mais aussi les éléments de différences. Grâce à l'approche comparative, la caraïbe a pu être abordée dans son altérité et sa centralité, c'est-àdire tant dans son rapport avec le Vieux Monde qu'entre ses diverses composantes archipélagiques et continentales.
La fin est tout à la fois un lieu du texte, un moment de la lecture et un acte conclusif. Elle soulève des questions tant d'ordre technique — où, quand et comment finit le texte ? — que terminologique : les mots " fermeture ", " clôture ", " fin ", " chute ", " dénouement ", " conclusion ", " explicit " n'ont en effet que l'apparence de la synonymie.
La fin du texte est à la fois une nécessité et une contrainte, une finalité et une cause, mais aussi du point de vue de la réception, un couronnement : le lieu où tout peut basculer, laissant au lecteur une impression de complétude ou au contraire, d'inachèvement — c'est l'œuvre ouverte, tronquée, en suspens, — voire d'insatisfaction si ses attentes ne sont pas satisfaites — c'est alors la chute déceptive, la fin " ratée ". En raison de son pouvoir modélisant, la fin du texte soulève encore bien des questions d'ordre théorique, comme le rapport entre clôture et généricité — y a-t-il des modalités de fermeture propres à chaque genre littéraire ? — ou le lien entre clôture structurale et littéralité — en quoi la fin du du texte est motivée ? en quoi elle est motivante.
Le présent volume tente d'apporter des éléments de réponse à ces interrogations.
Cet ouvrage envisage, dans une perspective pluridisciplinaire et sur la longue durée, la nature même de l'exemplarité, sa construction et sa finalité dans deux domaines: l'histoire et les lettres hispaniques.
Les différentes études s'appuient sur des travaux récents en sciences humaines et entendent questionner les postulats émis en considérant des productions littéraires et des phénomènes historiques propres à la péninsule Ibérique.
L'intérêt d'un tel ouvrage réside dans la spécificité des faits étudiés et dans la remise sur le métier de concepts et de notions, comme celle de modèle et d'exemple, afin de les préciser ou de les moduler.
C'est une continuité, voire une contiguïté viscérale, qui régit la culture cubaine de la fin du XXe siècle et des débuts du XXIe.
Une unité par delà les affrontements de toute nature, constituée d'un attachement culturel et affectif à une identité, une " cubanité ", mais également d'un malaise, deux aspects sensibles dans les œuvres, étudiées dans cet ouvrage, de Eliseo Alberto, Reinaldo Arenas, Abilio Estévez, Pedro Juan Gutiérrez, Leonardo Padura, José Manuel Prieto, Guillermo Rosales, Ángel Santiesteban, Zoé Valdés ou encore Carlos Victoria.
Ce livre offre une réflexion sur l'interaction entre texte et image dans la culture espagnole contemporaine.
L'association de différents codes sémiotiques participe de l'hybridité qui caractérise nombre d'œuvres contemporaines et du questionnement des frontières dans les arts.
Cette approche de l'hétérogénéité sémiotique permet de mettre en évidence les enjeux poétiques, idéologiques et esthétiques des dispositifs iconico-verbaux, d'interroger la notion de genre et même de souligner le rôle de l'image dans la réflexivité de l'œuvre, lorsqu'elle commente le texte qui l'inclut.
Prisons d'Amérique latine : du réel à la métaphore de l'enfermement a pour objet de recherche l'espace de détention, officiel ou clandestin, camp de concentration ou chambre secrète. De nombreux écrivains et artistes, intellectuels et ouvriers ont connu la réclusion forcée sur le continent. La prison est intégrée au quotidien des Latino-Américains au 20e siècle et de ce fait, elle a été source de représentations dans chaque pays. Pour l'individu isolé, le plus souvent l'incarcération aboutit à la destruction, au silence et à l'abattement, à la fois ostracisme intérieur et enfer aquatique. Les écrits et graffitis de l'enfermement en Amérique latine sont des œuvres nées le plus souvent après des années d'omission et qui obéissent à une logique scripturale qui va de l'arrestation à la libération. Le présent ouvrage propose de découvrir les différents visages de l'emprisonnement dans l'histoire latino-américaine récente ; les chercheurs de l'Équipe de recherches sur l'Amérique latine de l'Université de Bordeaux analysent des écrits et des images du monde carcéral dans leurs spécificités. Enfermement par l'écriture qui se replie sur elle-même ou enfermement des partisans au sein des guérillas de libération, de nombreux parcours s'ouvrent au lecteur pour découvrir une image de la réalité que les auteurs espèrent révolue.