"Il faut savoir cueillir les champignons et souvent ne pas les cueillir" disait Corinne Lepage. En effet, malgré les nombreuses mises en garde et conseils de prudence diffusés dans la presse, on relate encore chaque année des intoxications dont certaines sont mortelles. L'imprudence et une mauvaise connaissance sont à l'origine de la plupart des accidents... L'ouvrage est ainsi destiné à mieux informer un large public. Il présente la particularité de ne proposer qu'un nombre limité d'espèces (environ 200) et de ne concerner spécialement que les principaux champignons rencontrés dans la région du Limousin (Corrèze, Creuse, Haute-Vienne). Chaque espèce est présentée sous forme de fiche, comportant une description détaillée, un rappel de l'habitat, la toxicité éventuelle et les confusions possibles. Illustré de très nombreuses photographies couleur, il est facilement accessible à tous.
La présence du parti communiste sur la scène politique française a été forte durant la plus grande partie du 20e siècle. C'est encore le cas aujourd'hui dans certaines campagnes, ainsi que dans la plupart des zones urbaines, malgré l'effondrement de l'Union soviétique. En s'éloignant des approches habituelles qui se sont focalisées sur l'étude des relations entre le communisme et la classe ouvrière, l'auteur propose une nouvelle interprétation afin d'expliquer les succès du parti communiste français et met en lumière les attitudes sociales et politiques qui se sont développées dans les campagnes durant une période critique, en pleine crise économique. À partir de longs entretiens avec 34 militants communistes encore en vie, et en s'appuyant sur l'analyse des résultats électoraux, l'ouvrage met l'accent sur le poids persistant du parti dans certains bastions ruraux du PCF, tels que le Limousin et la Dordogne, durant l'entre-deux-guerres. L'auteur montre comment le communisme a fait entrer dans des communautés rurales isolées des pratiques politiques modernes, comment il a redonné vie aux réseaux de sociabilité et de culture dans les villages, et comment il a réagi face à l'incapacité de l'État à faire face aux énormes changements que la lente disparition de la société paysanne engendrait. Enfin, l'auteur remet en question les interprétations habituelles qui attribuent les succès du parti dans les zones rurales à la tradition de gauche, au républicanisme rouge, ou aux structures familiales. En montrant comment les paysans français ont utilisé l'arène politique pour défendre leurs intérêts, le livre apporte un éclairage important sur la nature du communisme européen et sur la transformation des campagnes françaises durant le 20e siècle.
L'art de l'émail constitue une production originale qui a contribué dès le Moyen Âge à la réputation de la ville de Limoges. Avec la Renaissance et la mode des émaux peints, la renommée artistique de la cité se perpétue grâce en particulier à la figure de Léonard Limosin. Cependant, sa stature et son prestige ont longtemps occulté les autres émailleurs de Limoges. L'ouvrage part à la rencontre de ces quasi inconnus. Grâce au dépouillement de fonds d'archives largement inédites, puisées notamment dans le minutier de la ville, un portrait collectif de ces artisans d'art au 16e siècle et au 17e siècle est brossé. Leurs conditions de vie, leurs positions sociales et leurs alliances sont exposées. Les sources permettent aussi d'explorer le fonctionnement du métier, ses techniques et son apprentissage. Elles donnent des indications sur les modèles utilisés par les émailleurs et leur circulation. L'approche du marché et des clientèles apporte un éclairage sur la diffusion des émaux peints et renseigne sur les succès variables de leurs auteurs.
Occupation du sol, monde laïc, espace cistercien. Recueil d'articles
L'ouvrage réunit une trentaine d'articles, à titre d'hommage posthume, du professeure Bernardette Barrière qui a consacré sa carrière à l'histoire du monde cistercien, notamment à travers le site d'Obazine, et à l'histoire et l'archéologie du Limousin médiéval. Il offre une approche unique de l'histoire du Limousin médiéval par la richesse des contributions regroupés autour de trois thèmes, l'occupation du sol, le monde laïc, et l'espace cistercien.
République, socialisme et communisme en Haute-Vienne, 1895-1940
L'ouvrage est la version remaniée d'une thèse de doctorat soutenue en 2002. Il se donne pour objet l'étude des mécanismes de la constitution d'une identité locale dont l'ancrage politique à gauche depuis le milieu du 19e siècle est l'un des principaux traits constitutifs. Le travail conjugue deux approches. La première s'intéresse aux processus et aux acteurs de la politisation des masses ; la seconde approche privilégie les représentations développées par la population, permettant d'envisager sous un angle différent les rapports entre la politique et les électeurs. En outre, sont envisagés les liens unissant les sociétés rurales aux sociétés urbaines pour mieux en montrer les influences et les apports réciproques, restituant ainsi toute sa cohérence à l'ensemble formé par les villes et les campagnes rouges du département de la Haute-Vienne.
Après un siècle et demi de déprise, le patrimoine rural dans les montagnes du Massif central limousin constitue désormais un enjeu culturel et économique. Jusqu'à présent monuments, églises, ou châteaux n'ont représenté qu'une partie visible du patrimoine des campagnes. Le patrimoine rural que renferme ces campagnes est autant à évaluer qu'à comprendre : les constructions — bâtiments de ferme, puits, bassins, pigeonniers, murets, chemins — mais aussi leurs techniques — et leurs discours — récits de contes et légendes. Tout ce patrimoine s'insère dans un milieu "naturel" transformé en totalité par des siècles d'agriculture et devient un élément du patrimoine rural à part entière. En outre ce patrimoine rural se complète par de l'industrie en milieu rural, passée ou actuelle, elle aussi objet patrimonial. La fin de l'exode rural depuis un quart de siècle à l'échelle de la France, une certaine aspiration de "retour à la campagne" (plutôt imaginée que vécue) donne un potentiel économique viable dans l'immédiat et le futur proche. La fonction agricole s'estompant,le patrimoine rural, autant bâti que culturel ou "naturel", devient aussi un enjeu économique qui devrait être créateur d'emploi.
Engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au 20e siècle en Limousin
L'ouvrage rassemble les sept conférences tenues dans le cadre de l'exposition "un siècle militant. Les lieux de la mémoire militante en Limousin au 20e siècle". Il analyse les différentes formes d'engagements militants — la politique, le syndicalisme, la résistance — et la construction des identités et des mémoires qui en sont le fruit. Que ce soit dans le cadre de l'usine, du maquis, de l'espace urbain, du cadre quotidien, ou à travers des symboles, des luttes, des sentiments d'appartenance, se façonnent des comportements et s'affirment des engagements politiques. Se sont ainsi bâties au cours du 20e siècle nombre d'identités collectives, tant sociales que locales. Des ouvriers immigrés édifiant des barrages en Corrèze aux porcelainiers barricadiers de 1905, en passant par les martyrs de Tulle, les maquisards de la montagne limousine, les gantiers libertaires de Saint-Junien, les syndicalistes de la Saviem ou encore les mineurs italiens de Creuse, se dessinent les portraits des acteurs d'une terre rebelle aux facettes parfois méconnues.
Études sur l'habitat et la société rurale du Moyen Âge à nos jours
En Limousin, et tout particulièrement pour les Hautes-Terres, le village est le maillon essentiel de la société rurale. L'ouvrage réunit des spécialistes de différentes époques historiques de l'Antiquité à nos jours (dernier tiers du 20e siècle) qui exposent d'une part la grande variété des origines de cette agglomération (village né d'un prieuré, village lié au château…), en montrent la mobilité et le dynamisme et décrivent d'autre part les traits qui globalement la définissent le mieux (solidarités, antagonismes, fiscalité…). Cette enquête minutieue effectuée sur une très longue durée est un apport considérable à l'histoire de la région.
Dans l'histoire du mouvement ouvrier, que l'ouvrage vient enrichir, la ville de Saint-Junien est un cas remarquable. Car dans ce département de la Haute-Vienne précocement socialiste, le courant anarchiste plonge dès la fin du 19e siècle de profondes et décisives racines au sein de la population ouvrière au point d'en orienter durablement et jusqu'à nos jours la vie politique. L'étude relance une réflexion longtemps délaissée sur l'activité libertaire en Haute-Vienne au 20e siècle.
Fruit d'un échange entre un prêtre catholique et deux dignitaires de la franc-maçonnerie, l'ouvrage amorce un dialogue entre catholicisme et franc-maçonnerie dans la région du Limousin. C'est en effet dans cette région que s'observe historiquement un antimaçonnisme et un anticléricalisme très accentués. Dans un premier temps, l'ouvrage propose un voyage dans la franc-maçonnerie de cette partie de la France. Il retrace ensuite l'histoire de l'antimaçonnisme local. Enfin, il propose un dialogue entre un franc-maçon — ancien grand-maître-adjoint du Grand Orient — et un prêtre catholique. Et les auteurs de conclure que "si la franc-maçonnerie, quoiqu'elle en dise, reste entourée d'un halo de secret, l'antimaçonnisme se nourrit de soupçons et de fantasmes".
L'atelier des sculpteurs Duhamel, le mieux connu du Bas-Limousin, permet une étude rigoureuse des artistes provinciaux de l'âge classique. Les cinq sculpteurs connus de cette lignée peuvent être considérés comme les plus remarquables "tailleurs d'images" de la région. L'objet du livre est de permettre une meilleure connaissance de cette famille d'artistes — de sa généalogie et des règles de travail — à une époque où la profession était encore soumise au cadre strict des corporations artisanales. Elle favorise également la connaissance du mobilier conservé dans les églises du Limousin.
D'ordinaire, les livres consacrés à la Creuse abordent tous les sujets mais survolent le paysage. Le présent ouvrage s'y emploie complètement en présentant les 15 sites classés, les 26 sites inscrits à l'Inventaire — tous protégés et reconnus sur le plan national pour leur valeur patrimoniale. Chacun des 41 sites est présenté sous forme de fiche, illustrée de cartes et de paysages en couleurs, où est décrit la nature et l'intérêt global du lieu (archéologique, historique, légendaire…), ainsi que son évolution. S'ajoutent, en annexe, des extraits d'œuvres littéraires, historiques ou archéologiques qui donnent un aperçu de l'intérêt suscité par le site. La fiche se termine par une brève et sélective bibliographie exclusivement consacrée au lieu.