Les études d'argumentation ont été refondées depuis le milieu du siècle dernier, soit en relation avec les disciplines anciennes – logique, rhétorique, dialectique –, soit reconceptualisées dans le cadre de nouvelles approches auxquelles ont contribué toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.Les théories contemporaines de l'argumentation utilisent un ensemble de concepts, traditionnels ou originaux, qui dessine l'unité du domaine de l'argumentation. À notre connaissance, ce langage n'avait jamais été proposé sous forme de dictionnaire en français ou en anglais.Chaque entrée de ce dictionnaire donne une définition de la notion, l'illustre d'un ou de plusieurs exemples, la met en relation avec les notions voisines et montre son utilité pratique: un concept est autant un outil analytique que l'expression d'une connaissance.L'ouvrage est destiné aux spécialistes comme à la communauté ouverte des praticiens de l'argumentation.
Études croisées sur l'invective d'un point de vue linguistique, psychanalytique, politique, historique et littéraire. Les phénomènes " invectivants " sont si divers, si hétérogènes qu'ils ne se laissent pas englober par un seul type d'approche. C'est pourquoi les auteurs ont misé sur la pluralité : pluralité d'auteurs, pluralité de scènes, pluralité de disciplines, pluralité de cas.
suivi de : "La rhétorique des sciences économiques" de Deirdre N. McCloskey
En 1983, paraît dans le très sérieux Journal of Economic Literature un article au ton pour le moins iconoclaste. Signé par un auteur jusqu'alors reconnu pour ses travaux classiques dans le domaine de l'histoire économique quantitative, ce papier traite de la rhétorique des économistes. D. N. McCloskey y assène, entre autres, que l'étude des textes économiques relève avant tout de la critique littéraire ; que les modèles mathématiques, tant prisés par les économistes, sont essentiellement métaphoriques et composent un véritable domaine poétique original ; que l'économiste de profession est, au minimum, en retard d'une révolution épistémologique par rapport à ses contemporains lorsqu'il prétend assurer son autorité scientifique sur sa capacité réelle à faire des prédictions. Un fort courant de réflexion sur la rhétorique des sciences économiques va prendre sa source dans cette bravade contre le positivisme et le scientisme ambiants. En précisant le point de départ de McCloskey, en consolidant les intuitions fécondes contenues dans son attaque en règle contre le " modernisme ", en prenant parfois leurs distances vis-à-vis des aspects trop clinquants de son manifeste de 1983, quelques auteurs – dont notamment Roy Weintraub, Robert Heilbroner, Albert Hirschman – vont explorer alors plus avant les conséquences de la révolution rhétoricienne en économie. " La rhétorique des sciences économiques " est proposé ici pour la première fois en traduction française.
Issu du cours " Le Français langue diplomatique " créé à Perpignan en 1989, cet ouvrage est un inventaire des textes en usage dans la diplomatie, textes issus des diverses situations de communication propres à cette activité. Après un rappel des outils linguistiques, la portée des textes diplomatiques est abordée du double point de vue du droit et de la pragmatique.
Volume I : Des faits de langue aux discours. Colloque international tenu à Rouen, déc. 2000
La notion de médiation connaît aujourd'hui un succès grandissant. Confinée au départ à certains domaines comme la diplomatie, le monde juridique ou la philosophie, elle conquiert maintenant le domaine économique, social et éducatif. Il y a médiation dès qu'un élément tiers (vivant ou non) modifie d'autres éléments en s'intercalant entre eux. Cette notion, aussi riche soit-elle, est si large qu'elle court le risque de devenir trop générale. L' objectif de l'ouvrage collectif est dans un premier temps de poser la question de son sens. Mais la question du sens est indépendante de son inscription dans le langage. Une quarantaine de linguistes se sont donc intéressé(e)s aux marquages en langues et en discours de l'activité médiatrice. Les communications couvrent un large spectre qui va du domaine cognitif à celui du socio-discursif. La priorité a été donnée aux faits de langue, puis aux faits de discours pour déboucher finalement sur les acteurs des discours, sujet d'études du second volume.
Volume II : Des discours aux acteurs sociaux. Colloque international tenu à Rouen, déc. 2000
Ce deuxième volume poursuit la vaste exploration des diverses modalités d'inscription linguistique de la fonction médiatrice entamée dans le volume précédent. L'accent de celui-ci porte sur les acteurs linguistiques de la médiation dans une grande variété de domaine : littérature, art, langues, musique, éducation. C'est donc le contexte social ou l'acteur social du fait de langue qui fait l'objet de toute l'attention des intervenants. Bien que ce volume participe de la réflexion générale engagée par l'ensemble des chercheurs, il éveillera tout particulièrement l'intérêt de ceux qui, dans une perspective résolument linguistique, s'intéressent aux prolongations les plus inattendues de la médiation.
Les controverses qui ont accompagné, depuis le 19e siècle et jusqu'au milieu du 20e, les fondations et refondations des diverses sciences sociales avaient pour enjeu le choix d'une méthode de calcul ou d'observation capable de séparer les arguments relevant d'une logique de la preuve ou d'une rhétorique de la persuasion. Le renouveau moderne des logiques formelles, l'essor des sciences du langage, la redéfinition de la rhétorique fournissent aujourd'hui d'autres instruments pour mesurer le poids de l'énonciation dans les langages ordinaires ou scientifiques. À défaut de bilan, les études d'épistémologie descriptive réunies dans le volume identifient quelques-unes des opérations les plus caractéristiques de l'administration des preuves dans les sciences sociales.
Qui n'a jamais pris un jour la plume pour coucher sur le papier un humeur grinçante à la suite d'un mécontentement légitime ? Si certains ouvrages ont étudié ces lettres de réclamation, peu d'entre eux ont analysé cette difficile tâche professionnelle qui consiste à y répondre. C'est sur cette pratique d'écriture au travail que cet ouvrage se penche... non pour délivrer des recettes de savoir-faire, mais pour appréhender la complexité de la mission qui incombe à ceux ou à celles chargé(e)s de renouer, "au nom de l'entreprise", avec une relation commerciale fragilisée.