L'ouvrage est une contribution importante à l'histoire des Parlements et des institutions judiciaires de l'Ancien Régime. Issue de deux journées d'études, la quinzaine de communications rassemblées ici explorent la fonction du parlement normand dans la ville de Rouen. Jusqu'ici peu d'études ont été consacrées aux rapports de l'institution avec la ville, la grande partie d'entre elles étant dédiées aux rapports avec le pouvoir royal. L'implication du Parlement, en accord et en association avec la municipalité, garantie la cohésion sociale de la ville et veille à la vie quotidienne des rouennais par des fonctions de police, de justice, d'assistance publique et de lutte contre les épidémies — notamment contre le long fléau de peste noire. En dehors de Rouen, les études examinent également les rapports des Parlements de Dijon, Besançon, Bordeaux, Grenoble et Rennes.
À travers les cartes de la presse locale au lendemain d'un scrutin, la géographie électorale est une discipline que chaque citoyen pratique … en amateur. Mais si on veut vraiment comprendre comment vote un quartier, une commune, une région, il faut replacer ces images instantanées de l'opinion dans leur contexte historique et géographique. En dépit de plus d'un siècle de bouleversements économiques, culturels et sociaux, la carte des votes en France demeure stable. La France de l'Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) en est un des meilleurs exemples.
Pouvoir, culture, identité. Colloque de Limoges, 11-12 avr. 1997
Les dix-huit contributions du volume abordent divers aspects des officiers "moyens" jusqu'alors peu présents dans les préoccupations d'une histoire politique, juridique et sociale de l'état de la première modernité en plein renouvellement. Trois angles d'approche ont été privilégiés : les relations des officiers "moyens" avec l'argent, le crédit public ou privé, les placements fonciers et financiers ; les voies et manifestations de leur domination politique et symbolique dans leurs villes d'exercice ; leur "outillage intellectuel", leurs sensibilités et curiosités culturelles, avec en filigrane une interrogation sur leur éventuelle professionnalisation. Cette brassée de textes, confrontant des situations françaises à des réalités espagnoles et anglaises, est un premier bilan sur ces élites provinciales et secondes du pouvoir. Elle inaugure également un chantier de recherches attentif à ces officiers qui, fort nombreux, incarnèrent l'état de justice et de finance dans les provinces du royaume, tout en adoptant des postures seigneuriales nourries par l'imaginaire.
Institution médiévale de droit privé la quévaise s'est maintenue en Bretagne, mais uniquement celle de langue bretonne, jusqu'à la Révolution. En outre, elle ne s'appliquait qu'aux terres dépendantes de l'ordre des Cisterciens et de celui des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (les héritiers des templiers). Deux dispositions ont toujours retenu l'attention des historiens : le plus jeune des enfants (le juveigneur) bénéficie des avantages ordinairement réservés à l'aîné, et la succession collatérale est interdite, même entre frère et sœur. L'ouvrage examine dans les moindres détails le droit de quévaise, et tente de le comprendre en regard de la société dont il est enfin de compte l'expression.