Dès les premiers instants de leur vie, les enfants bénéficient de gestes de soins dispensés dans la sphère domestique et biomédicale, autant d'actes et de comportements signifiant quelque chose de l'investissement parental. Mais quelles sont les pratiques de soin effectives dont les enfants bénéficient au cours d'un épisode de maladie? Qu'en est-il réellement des logiques qui sous-tendent et organisent les recours à des acteurs de santé? Quels impacts ont sur elles les inégalités territoriales et sociales? Cet ouvrage montre que l'étude des parcours de soins empruntés par des enfants se révèle complexe et qu'à la question des manières dont ils sont soignés individuellement et collectivement se joignent des dimensions sociales, médicales, professionnelles et politiques.
La question de la violence et de son traitement est une préoccupation sociale de plus en plus grande, qui suscite des débats passionnés. À cette question, la psychologie est tenue de répondre. De la violence en effet, on parle de plus en plus, ce qui n'empêche semble-t-il nullement le surgissement de ses diverses manifestations : guerre, tortures, terrorisme, violences de la rue, violences sexuelles, conjugales, physiques et/ou psychiques, violences de la société, violences symboliques, violences dans les entreprises, harcèlement, licenciements de masse, prédominance de la réussite économique sur l'harmonie des relations humaines, etc.Ces violences sont agies ou subies, elles sont le fait de sujets qui répondent parfois à des contraintes psychiques, pulsionnelles, interpersonnelles, sociales. Comment les psychologues considèrent-ils les manifestations de la violence auxquelles ils ont affaire, comment en envisagent-ils le traitement, quelles peuvent être les solutions aux niveaux individuel et collectif ? De l'engrenage de la destruction guerrière au déchaînement d'une jouissance qui ne serait plus interdite, du passage à l'acte psychopathique à la mise en acte d'un scénario pervers, de la banalisation de l'agression à la préméditation d'un crime, la violence engage des êtres humains dans des rôles dont ils deviennent souvent les acteurs involontaires. Bourreaux et victimes sont liés par les faits sur une scène où le réel se mélange à la face la plus sombre de l'imaginaire.
En étant parmi les tout premiers travaux de sciences sociales à faire entendre le discours autonome des malades, le livre prend place dans l'histoire qui a vu l'émergence dans leur parole, puis la reconnaissance formelle de leurs droits, accompagnant les changements du statut de l'expertise médicale.
Le but de cet ouvrage est d'offrir une synthèse des données scientifiques récentes sur le thème des relations entre " espace perçu " et " espace vécu " dans des situations impliquant le traitement visuel des informations spatiales pour percevoir et interagir avec les objets du monde environnant ou encore communiquer à l'aide du langage écrit. Ces données scientifiques sont discutées en confrontant les modèles théoriques avec les études sur les pathologies du système nerveux quand celles-ci produisent des déficits affectant spécifiquement les relations entre " espace perçu " et " espace vécu " (pathologies ophtalmiques, hémianopsie, négligence spatiale, syndrome de Balint, agnosie visuelle, déafférentation périphérique, syndrome cérébelleux, hémiplégie, dyslexie, alexie, dysgraphie, schizophrénie). Les pathologies sont appréhendées dans ce contexte à la fois comme objet d'étude et comme modèle permettant de valider les théories scientifiques en question. Cet ouvrage s'adresse à l'étudiant universitaire, au chercheur dans les domaines de la psychologie, des neurosciences et des sciences cognitives, au praticien en rééducation fonctionnelle et également au lecteur curieux de s'informer de l'avancé des connaissances scientifiques dans le champ de la cognition humaine. Il s'articule autour de trois grands thèmes : " perception et attention ", " mouvement et espace ", " langage et communication ".
La recherche en psychologie clinique et en psychopathologie constitue une expérience fondatrice pour l'apprenti chercheur. De son cheminement naîtront des découvertes utiles à la compréhension de la psyché humaine. Ce processus long et complexe s'accompagne de moments de fragilité, de remises en question mais il est aussi source de fécondité et d'accomplissement. L'apprenti chercheur en sort souvent transformé comme après un voyage initiatique. Des cliniciens chercheurs emmènent le lecteur à la découverte inédite du handicap, des violences sexuelles, de la psychose, de l'adolescence. Leur objectif est de faire partager ces expériences en rendant la recherche vivante et attractive. Ils répondent aussi, chemin faisant, à des questions rarement évoquées dans la littérature : comment rendre compte de la singularité de chaque cas, quelle place faire à sa propre subjectivité, comment résister au découragement et réaliser ses ambitions…?
Le médecin philosophe aux prises avec la maladie mentale
Ce volume a été élaboré en vue d'initier philosophes, médecins et psychothérapeutes à la psychiatrie d'orientation phénoménologique à son stade d'évolution actuel. La première partie traite de problèmes de méthode. La seconde partie est essentiellement consacrée au traitement des psychoses. Une troisième partie présente la phénoménologie telle qu'elle est perçue au niveau du personnel infirmier de l'Hôpital psychiatrique universitaire de Lausanne.
L'ouvrage analyse l'histoire et la préhistoire d'un crime singulier, comme il s'en commet une dizaine par an : un meurtrier, fils de bonne famille, reconnaît son acte tout en proclamant n'avoir eu aucune motivation pour le faire. Condamné il y a plusieurs années à la réclusion criminelle à perpétuité, Renaud a accepté de reconstruire ce crime "gratuit", comme le titra la presse de l'époque. L'auteure s'efforce de nouer les fils d'une histoire intérieure qui traverse les générations, pour montrer qu'il n'y a ni crimes immotivés ni sujet détaché de tout lien à son acte.
Mécanismes, développement des habiletés, pathologies. Colloque de Rouen, avril 1996
L'attention constitue un champ de recherche majeur en psychologie et un carrefour vers lequel convergent de nombreuses disciplines. Longtemps tenu pour une "capacité", elle est aujourd'hui considérée comme une "fonction inhibitrice de l'attention sélective". À la faveur de cette évolution, l'étude des ressources attentionnelles rejoint celle de la mémoire et notamment celle de la mémoire de travail. L'ouvrage propose des travaux conduits chez le nourrisson, l'enfant, l'adulte ainsi que chez des patients cérébrolésés.
La folie dans la place se définit par opposition à la folie dans les murs. La "maladie mentale" commence par s'exposer. Au jugement du sens commun et dans les catégories de l'intelligence partagée. Ce n'est pas l'altérité radicale du délire mais le caractère intermittent du désordre qui menace les ressources d'autorégulation du milieu proche. La folie fait irruption au cœur de la réciprocité (comme pathologie du lien et des échanges), dans le langage (comme trouble de la conversation) et dans l'action conjointe (comme modification systématique de l'attention, de la perception et de la représentation de l'intention).
En automne 1990, le professeur Thinès proposait, aux membres de la Société Française de Psychopathologie de l'Expression, une réflexion commune sur l'ART et la CONNAISSANCE lors de journées interdisciplinaires. Elles s'inscrivaient dans la tradition des va-et-viens de la philosophie à l'art, à la psychiatie, à la psychologie. La sensibilité aux productions expressives des sujets en état de souffrance psychique, fait découvrir aux praticiens des oeuvres données comme artistiques ou scientifiques, toujours saturées de subjectivité, toujours singulières, intriguantes. Comme les oeuvres du philosophe ou du savant, ells peuvent mettre en cause la condition humaine et l'ordre du monde... Elles appellent une réflexion sur l'Art et la Connaissance, qui peut trouver des étais dans les textes présentés ici.