Dans un monde en proie à de multiples crises, le manager public occupe un rôle essentiel. En première ligne pour anticiper et gérer les risques qui menacent la stabilité et l'efficacité des services publics, il fait face à des défis pour lesquels il est souvent peu préparé. Cet ouvrage explore les multiples facettes du risque dans le secteur public : du décrochage scolaire aux crises climatiques, en passant par la cybercriminalité, les défis budgétaires et les contraintes juridiques croissantes.
Comment repérer les signaux faibles ? Comment développer une culture collective du risque ? Quelles stratégies permettent de mobiliser les acteurs autour de solutions durables et efficaces ? À travers des études de cas et des éclairages techniques, cet ouvrage fournit des méthodes concrètes pour une gestion rigoureuse et collaborative des risques. Praticiens et chercheurs y partagent leurs expériences et proposent des outils pour accompagner les cadres publics dans l'acquisition de nouvelles compétences, les invitant à innover et repenser l'action collective afin de relever les défis d'un monde en mutation.
Destiné aux décideurs, cadres publics et futurs managers, cet ouvrage invite à concevoir le risque comme un levier d'action et de progrès, pour une adaptation au service du bien commun.
Si le constat de l'hybridation des organisations publiques est désormais établi, la question des formes, des modalités et des pratiques de cette hybridation reste encore posée, tant la combinaison de logiques de gestion souvent antinomiques génère des tensions. L'hybridation provient à la fois de transpositions mais aussi de différenciations par rapport au management privé. Elle est une forme nouvelle, intermédiaire ou de synthèse de formes préexistantes et elle débouche sur un nouveau modèle de management.
Cet ouvrage présente une diversité de situations d'hybridation dans différents métiers de la fonction publique et du management public et différentes formes d'hybridations sont abordées: hybridation public-privé, hybridation dans le travail, hybridation organisationnelle, managériale, juridique, instrumentale, hybridation de l'encadrement, hybridation dans la gouvernance des organisations…
Les contributions s'appuient principalement sur des travaux réalisés par des chercheurs-praticiens auprès d'une variété d'organisations publiques. À partir de situations concrètes, cet ouvrage présente aussi les difficultés rencontrées par les acteurs de terrain qui recherchent des modes de gestion innovants, qui pourraient leur permettre de rendre plus pertinents les efforts de transformation.
Dans cet ouvrage collectif, marque et territoire, deux notions au cœur de plusieurs champs disciplinaires occupant une place de choix dans l'espace sociétal et les pratiques professionnelles des acteurs concernés, sont expliquées, étudiées et discutées tant pour leurs significations que pour les réalités qu'elles recouvrent. S'inscrivant à l'articulation du politique, de l'économique et du culturel, les enjeux de leur mise en scène, en récit et en discours sont ici largement abordés dans une perspective stratégique. Cet éclairage pluriel s'incarne dans l'observation, le décryptage et l'analyse de dispositifs pragmatiques innovants à l'échelle locale, régionale, nationale et internationale.
Au cœur de notre quotidien, l'entreprise est à l'origine de nombreux déséquilibres sociaux et environnementaux interrogeant sa contribution à la vie de la Cité. Comment l'entreprise doit-elle fonctionner ? Cet ouvrage fait le point sur les origines du malaise qui ont conduit le législateur à revoir en profondeur la raison d'être de l'entreprise par des modifications du Code civil et du droit des sociétés. Il évalue aussi les défis pratiques posés par ces évolutions juridiques pour dessiner en creux une nouvelle entreprise au service du progrès social et environnemental.
Financer la culture sans intermédiaire, en donnant à tous les projets les mêmes chances de réussite: depuis une dizaine d'années, le crowdfunding est présenté comme le moyen qui permettra à la sagesse des foules de renouveler démocratiquement des industries en difficulté. Au-delà des discours prosélytes et laudatifs, les textes réunis dans cet ouvrage replacent le financement participatif dans les évolutions contemporaines du capitalisme. Par l'analyse des logiques d'intermédiation recomposées, des stratégies d'acteurs, des processus de légitimation ainsi que des politiques publiques, les auteurs interrogent le lien entre crowdfunding, communautés et expérience, l'économie politique du journalisme à l'heure du financement participatif, ses dimensions territoriales et patrimoniales, ainsi que les domaines dans lesquels il peut – encore ? – être considéré comme une alternative.
Les recherches académiques en sciences de gestion irriguent rarement le débat public... Les résultats des enseignants chercheurs en gestion sont quasiment ignorés par ceux qui influent le plus sur les entreprises, les organisations et leur environnement. La communauté scientifique des gestionnaires ne doit s'en prendre qu'à elle-même, car elle reste responsable de son silence et de ses absences dans le débat. Le monde bouillonnant des affaires ayant horreur du vide, la parole est alors offerte aux gourous, aux cassandres, aux idéologues, aux faiseurs d'opinions et autres météorologues des marchés dont le discours simpliste mais persuasif repose souvent sur du vent… Fruit d'une collaboration entre vingt-neuf enseignants chercheurs de l'Institut de gestion de Rennes (IGR-IAE de Rennes), Institut d'administration des entreprises de l'université de Rennes 1, cet ouvrage se propose de faire le point sur quelques thèmes importants des sciences de gestion ayant particulièrement évolué dans ces premières années du XXIe siècle. Il se veut une invitation au voyage dans les disciplines de gestion, de la finance au marketing, en passant par la gestion des ressources humaines, le droit des affaires, le contrôle de gestion ou encore la logistique. Au hasard des sujets proposés, le lecteur verra émerger deux choses : la réalité des organisations et des marchés, d'une part, et le regard particulier que lui porte les enseignants-chercheurs de l'Institut de gestion de Rennes, d'autre part. Cet ouvrage se destine à tous ceux qui veulent comprendre l'évolution des pratiques en sciences de gestion et saisir les déterminants et l'environnement de la prise de décision managériale. Il s'adresse non seulement aux étudiants et enseignants, mais aussi aux dirigeants, gestionnaires, cadres d'entreprises, syndicalistes, responsables publiques ou politiques… L'examen des faits et des théories, des méthodes voire des recettes, des rationalités et des conflits, des choix et des renoncements se veut approfondi, dépassionné et maîtrisé.
Le monde doit affronter plusieurs défis majeurs : deux d'entre eux apparaissent particulièrement prégnants et pour certains contradictoires :- Le développement des agro-ressources pour faire face aux besoins alimentaires d'une population mondiale de plus en plus nombreuse et aux besoins énergétiques croissants.- La nécessité de préserver des écosystèmes particulièrement fragilisés, du fait notamment des activités humaines de production intensive.Cet ouvrage collectif analyse ce dilemme et propose des réponses. Sont successivement évoqués : les enjeux internationaux du management environnemental et des agro-ressources, les discours, outils et pratiques du management environnemental, la gestion des territoires agricoles et ruraux et les flux économiques. Enfin, quelques applications industrielles des agro-ressources sont présentées (par exemple le pôle de compétitivité IAR Champagne-Picardie).L'ouvrage est issu d'un "Ecole doctorale internationale d'été" qui s'est tenue à Amiens et Paris, en juillet 2010, à l'initiative de l'université de Picardie Jules Verne (IAE d'Amiens), en partenariat avec l'université de Paris Dauphine, le RIODD (Réseau international de recherche sur les organisations et le développement durable) et l'IFSAM (International Federation of Scholary Associations of Management) et avec l'appui du plusieurs institutions (Académie d'agriculture, Ministère français de l'enseignement supérieur, pôle de compétitivité IAR, Région Picardie)
Quels sont les rapports entre taille et performances des entreprises ? Leurs stratégies s'adaptent-elles aux activités ? Existe-t-il un niveau optimal de spécialisation ? À ces questions, l'histoire économique apporte des réponses qui éclairent les enjeux du présent. Cet ouvrage le montre à travers les contributions d'une équipe plurinationale, formée à l'occasion d'un programme de recherche sur les rapports entre entreprises et territoires en Europe du Nord-Ouest continentale durant les trois derniers siècles. Les entreprises sont analysées dans des perspectives diverses soulignant l'absence de schémas univoques. Entre taille, secteur et stratégie, aucune combinaison ne leur garantit la réussite et la pérennité. C'est au contraire de leur capacité d'adaptation au changement et de remise en cause des acquis que dépend le succès. Les contributions étudient successivement dans cette optique le degré de concentration et le dualisme présents dans plusieurs secteurs, puis l'importance de la taille, enfin l'insertion des entreprises face aux acteurs et institutions qui les environnent. Les méthodes employées sont variées : monographies, rapports d'activité, études statistiques, délibérations des organisations professionnelles, correspondance des autorités de tutelle, travaux des observateurs contemporains… Elles illustrent la diversité d'approches d'une histoire d'entreprise qui, loin d'être refermée sur elle-même, se veut à la confluence de multiples disciplines de sciences sociales.
La dimension sociale au coeur de l'efficacité entrepreneuriale
Les entreprises les plus efficaces et performantes sont-elles en même temps les plus sociales ?Cette question stimulante trouve un éclairage nouveau en sillonnant ce grand espace doté d'une longue tradition industrielle que constitue l'Europe du Nord-Ouest au cours des trois derniers siècles. S'inscrivant dans une approche transnationale et régionale, cet ouvrage grâce à la grande diversité de ses contributions, souvent neuves et originales, met en perspective et analyse une dimension souvent méconnue dans la réussite entrepreneuriale, le rôle du social et du monde du travail.Sur la base d'exemples significatifs mettant en exergue l'importance de la réalité historique régionale, les différentes études rassemblées placent cette dimension sociale à la rencontre de trois éléments majeurs : l'évolution de la population active et de ses typologies de qualification ; la gestion des ressources humaines, généralement opérée par une palette de dispositions gravitant autour de la rémunération (primes de rendement, avantages en nature, hérédité de l'embauche, etc.) ; les relations professionnelles conflictuelles ou consensuelles entre employeurs et salariés. En proposant des éclairages nouveaux, cette contribution collective ouvre des perspectives d'analyse et de réflexion prometteuses pour l'avenir.
Avec ce deuxième volume sur les usages des sciences humaines, la revue Tracés poursuit l'exploration des divers mondes qui s'emparent de ces sciences encore trop souvent réputées " inutiles ". Comment une carte de géographe est-elle utilisée dans la prévention de risques sanitaires ? Dans des stratégies militaires ? Par des firmes multinationales ? Quelle place les entreprises font-elles aux historiens ? Les histoires d'entreprises sont-elles toujours des hagiographies ? Quels problèmes rencontrent chercheurs et consultants face à la commande ? Comment s'en sortent-ils ? Comment concilier rôle de chercheur et rôle d'expert ? Dans la lignée du premier volume, cette nouvelle livraison interroge la question fondamentale et classique de l'utilité des sciences humaines à partir des usages concrets de ces savoirs qu'exposent des témoignages originaux de chercheurs et d'acteurs, autour des rapports entre " sciences sociales et entreprises " d'une part, et entre " géographie et espace public " d'autre part.La question de l'utilité n'est donc pas la bonne. La cause est entendue : les sciences humaines sont très sollicitées, comme le montre une nouvelle fois ce volume. La question est bien plutôt : comment on s'en sert ? Pour quelles raisons, avec quelles conséquences ? L'objectif poursuivi par la publication de ce cycle est non seulement de valoriser les sciences humaines dans l'espace public, mais de chercher à soulever la question de leur démocratisation et de leur appropriation dans l'ensemble de la société.
Les régimes juridiques des infrastructures de transport sont en pleine mutation. L'objet de cette étude collective concerne l'évolution des notions de domaine et service publics du fait de cette transformation du droit, dans une approche comparative des politiques domaniales française et espagnole. Sont ainsi successivement analysés les problèmes des services publics et des entreprises privées industrielles et commerciales implantées sur le domaine public affecté aux transports en France, en Espagne et l'aspect du droit communautaire de la concurrence. De même sont abordées les questions du financement des grands ouvrages publics espagnols, de l'évolution de l'hypothèque sur le domaine public en France et des redevances d'occupation dans les deux pays. Enfin, dans le cadre de la problématique, a été examiné le cas particulier de la modernisation du Port de Barcelone liée aux Jeux Olympiques. Toutes ces études montrent que le droit domanial est à la veille d'un basculement et qu'il va sans doute évoluer.
La " responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprisesnbsp;" (RSE) est encore très souvent analysée au seul niveau microéconomique et contractuel. Cette approche est aujourd'hui dominante dans les travaux sur la RSE et se traduit par la prépondérance des analyses portant sur les liens entre l'entreprise et ses "nbsp;parties prenantesnbsp;". L'ancrage institutionnel et les rapports de force qui déterminent ces relations sont en général absents de telles analyses. Cet ouvrage adopte une position différente selon laquelle la question de la RSE doit également être analysée en dehors de l'entreprise, de la relation interindividuelle, pour être portée au niveau collectif. Cette posture est en opposition avec une vision exclusivement interindividuelle de la sphère économique et sociale, que porte quelquefois le mouvement de la RSE. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce phénomène ne cache pas un retour à une illusoire régulation uniquement fondée sur le contrat et la volonté individuelle, il porte l'espoir d'une forme de régulation collective, et donc individuellement contraignante, du mode de production capitaliste.