La recherche conjointe dans l'intervention sociale
En s'appuyant sur plus de trente ans de recherche en intervention sociale, Philippe Lyet témoigne d'une transformation de la connaissance sur les métiers et les pratiques des acteurs sociaux concernés. Inscrit à la croisée de plusieurs courants, notamment le pragmatisme et les approches participatives, "Une seconde vie de la connaissance" propose une réflexion sur les fondements des sciences humaines et sociales et prône une approche collective, horizontale et dialogique de la recherche qui prend à bras le corps la question des injustices épistémiques.
L'auteur appelle cette forme d'investigation recherche conjointe, en ce qu'elle associe étroitement chercheurs et acteurs concernés dans sa conception comme dans sa conduite. Elle permet de produire des connaissances simultanément valides sur le plan scientifique et mobilisables dans l'action. Les défis posés par ces modalités de recherche interrogent les institutions scientifiques et sociales, incitant à redéfinir le rôle des chercheurs et des praticiens. Ce qui apparaît comme une seconde vie de la connaissance ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche et pour l'action sociale.
L'eau constitue une ressource à la fois vitale pour les populations et stratégique pour les économies des Amériques. Dans un contexte de changement climatique et d'accroissement des pressions d'usage, accéder à l'eau n'est plus garanti, ce qui avive les conflits et conduit les États à modifier leurs politiques hydriques. Si les villes américaines constituent des scènes pertinentes pour inventer des modes de gestion plus attentifs à l'environnement, les rapports de forces entre groupes sociaux et les inerties institutionnelles semblent cependant entraver la consolidation de tout processus de changement. Les contributions interdisciplinaires et internationales réunies dans cet ouvrage présentent les enjeux de la conservation et du juste partage des eaux dans les sociétés américaines contemporaines. Elles entendent contribuer à l'analyse des conditions d'émergence de nouveaux paradigmes en matière de politiques hydriques.