La revue pluridisciplinaire de référence sur le monde arabo-musulman du VIIe siècle à nos jours.
Les Annales Islamologiques 60 comprennent une rubrique libre, les varia. Ces varia regroupent quatre articles qui couvrent les champs disciplinaires et chronologiques définis par la ligne éditoriale de la revue. En outre, les Annales proposent un dossier, coordonné par Fârès Gillon, Kader Smail et Gregory Vandamme, regroupant huit études, intitulé " Symbolismes et représentations de la Kaʿba ". Ce dossier explore les symbolismes et représentations de la Kaʿba en privilégiant une approche centrée sur les catégories et les intentions des acteurs musulmans eux-mêmes. Comme point focal de deux "piliers" rituels de l'islam, la prière et le pèlerinage, et donc comme marqueur consensuel d'islamité, la Kaʿba constitue un enjeu majeur sur les plans intellectuel, culturel et religieux. C'est un lieu privilégié pour examiner la formation des orthodoxies, des identités communautaires et des imaginaires religieux en islam. Les contributions réunies analysent aussi bien les processus de sacralisation historiographique que les élaborations symboliques, visuelles et spéculatives, associées au sanctuaire, de l'islam des premiers siècles aux traditions soufies et chiites. Le croisement des perspectives historiques, iconographiques et herméneutiques, situe la Kaʿba comme le centre d'un faisceau de pratiques, de récits et de constructions symboliques constitutifs de l'islam classique.
Un nouveau volume de la série Athribis qui permet de compléter la publication de tous les textes du temple de Ptolémée XII.
Le présent ouvrage contient les textes et reliefs de la salle A (pronaos) et B et tous les blocs décorés, qui ont été trouvés pendant le dégagement du temple.Tous les textes présentés dans ce volume étaient jusqu'à présent inédits. La publication de tous les textes du temple de Ptolémée XII est à présent complète.--The present volume records the textes and reliefs of room A (pronaos) and B, as well as all the decorated blocks which were found during the excavation of the temple.Until then, all texts of this volume were unpublished. Herewith all inscriptions of the temple of Ptolemy XII are published.--Der vorliegende Band enthält die Texte und Darstellungen von Raum A (Pronaos) und B sowie sämtliche dekorierten Blöcke, die bei der Freilegung des Tempels zum Vorschein kamen.Alle Texte dieses Bandes waren bislang unpubliziert. Damit ist die Publikation sämtlicher Texte Ptolemaois XII. beendet.
L'histoire d'un temple, de sa fondation à son oubli.
Athribis XI est le second volume d'archéologie après Athribis V consacré au temple Repit de Ptolémée XII à Athribis (province de Sohag). Il présente les fouilles menées par lʼuniversité Eberhard-Karls de Tübingen entre 2016 et 2019.
Un grand chapitre de synthèse porte sur les principaux vestiges et les découvertes réalisées au cours des campagnes de fouilles, qui ont conduit à de nombreux résultats nouveaux. Dʼune part, les fouilles ont révélé dʼimportants textes hiéroglyphiques sur les parois du temple, publiés ailleurs dans la série Athribis, et permis de compléter le plan du sanctuaire. Dʼautre part, les couches de remplissage ont fourni aux chercheurs de nombreuses connaissances sur lʼutilisation du temple à la fin de lʼépoque romaine et au haut Moyen Âge, après lʼabandon du culte égyptien ancien. Certaines études sont consacrées à des pièces spécifiques et portent sur leur architecture primaire et secondaire, ainsi que sur leur utilisation ultérieure. Dʼautres études traitent des ossements dʼanimaux, des différents groupes de reliefs avec leurs inscriptions et le destin qu'ils connurent, des souverains ptolémaïques et des empereurs romains attestés dans le temple, mais aussi de lʼinscription dédicatoire, des figurines découvertes, et apportent des explications sur les questions de restauration de reconstruction du temple.
La revue de référence en égyptologie depuis 1901.
Le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale (BIFAO) couvre l'ensemble des champs de l'égyptologie depuis sa première publication en 1901. Les études qui y paraissent, dont l'aire chronologique s'étend de l'Égypte prédynastique jusqu'à l'époque byzantine, illustrent l'état des recherches actuelles dans les domaines de l'archéologie, l'épigraphie, la lexicographie, l'histoire de l'art, la religion et la philologie.À noter, parmi les 16 contributions de ce numéro, six articles portant sur :La protection magique assurée par un ensemble de formules conjuratoires et des représentations autour et au-dessus du sarcophage d'Ounas ;La découverte d'une tête en marbre exceptionnelle datant de la fin de l'époque hellénistique dans un quartier domestique byzantin du site de Taposiris Magna ;Le dieu Chou au dos des cercueils des époques tardives ;Le mastaba et les panneaux de bois du Maître Scribe du Roi Hésy-rê ;Les dernières découvertes faites dans le temple d'Apriès dans l'oasis de Bahariya ;Une nouvelle lecture des dipinti de la tombe U-j d'Abydos, qui corrige celle de noms individuels de souverains prédynastiques pour y voir l'expression imagée d'une qualité essentielle de la fonction monarchique : sa dimension " fulgurante ".
Sous les noms de Trôgodytai, Blhm.w (Blemmyes) et finalement Barbaroi, les nomades africains du désert Oriental entretenaient avec les garnisons lagides et romaines des rapports fluctuants et ambigus. La publication de l'Eastern Desert Ware laissé par leur passage à Bi'r Samut est suivie de l'édition du dossier ostracologique des Blhm.w (IIIe s. a.C.) issu du même site et d'une archive de bons de blé distribué à des Barbares trouvés à Xèron Pelagos (364 p.C.). La publication de ces documents est introduite par une histoire du peuplement nomade du désert Oriental des pharaons aux Arabes.
Dans la station ptolémaïque de Bi'r Samut (iiie s. av. J.-C.), sur la route transdésertique d'Edfou à Bérénice, les mêmes nomades africains étaient appelés Trôgodytai en grec et Blhm.w en égyptien. Dans ce dernier mot, on reconnaît les Blemmyes de la littérature grecque et latine et des documents de l'antiquité tardive. Pourtant, trois siècles plus tard, ces nomades seront simplement désignés sous le nom de Barbaroi dans les garnisons romaines du désert Oriental. De là est venue l'idée de publier ensemble les ostraca démotiques de Bi'r Samut mentionnant des Blemmyes et un dossier de bons pour des rations de blé distribuées à des Barbares trouvé au praesidium de Xèron Pelagos et datant du règne de Gallien.Les seuls vestiges archéologiques clairement attribuables aux nomades sont des récipients ou des tessons d'Eastern Desert Ware, une céramique modelée et polie ornée d'incisions : les exemplaires trouvés à Bi'r Samut sont publiés dans le volume. Les trois chapitres consacrés aux documents inédits sont précédés d'une présentation de l'histoire du peuplement nomade du désert Oriental égyptien sur la longue durée depuis l'époque pharaonique, et d'une réflexion sur les noms que les Grecs et les Romains ont donnés tour à tour aux nomades qui occupaient le désert à l'est de l'Égypte et de la Nubie. ---n the Ptolemaic station of Bi'r Samut (3rd cent. B.C.) on the desert-road between Edfu and Berenice, the same African nomads were called Trogodytai in Greek and Blhm.w in Egyptian. In this word we recognise the Blemmyes of Greek and Latin literature and of documents from late antiquity. And yet, three centuries later, these nomads were simply called Barbaroi in the Roman garrisons of the Eastern Desert. From this discovery came the idea to publish, in the same volume, the demotic ostraca from Bi'r Samut that mention Blemmyes, together with a group of Greek orders to distribute grain to Barbarians from the time of Gallienus, found at the Roman praesidium of Xeron Pelagos.The only archaeological remains that can be attributed with certainty to these nomads are vessels and ostraca of Eastern Desert Ware, a hand built, polished ceramic decorated with incisions. The examples found at Bi'r Samut are published in the volume. The three chapters consecrated to the unpublished documents are preceded by a presentation of the history of the nomad-population of the Eastern Desert of Egypt in the long perspective from the Pharaonic period onwards, and reflexions on the names given by the Greeks and the Romans in turn to these people who occupied the Eastern Desert of Egypt and Nubia.
L'unique périodique entièrement consacré à la céramique égyptienne.
Cette nouvelle livraison du Bulletin de liaison de la céramique égyptienne (BCE 34) présente, dans une première partie, un " parcours régional " en lien avec d'importants travaux archéologiques. La première contribution concerne un ensemble de jarres de cuisine découvertes à Ayn Soukhna (fin XIe-début XIIe dynastie). La deuxième est consacrée au mobilier céramique des XIXe-XXe dynasties mis au jour à Zawyet Sultan, en Moyenne Égypte. Les deux contributions suivantes portent sur la céramique de Haute Égypte : la céramique oasienne importée à Abydos de la fin de la XVIIIe à la XXVe dynastie et les assemblages céramiques du Moyen Empire au Nouvel Empire provenant de la tombe QH33 de Qubbet el-Hawa, près d'Assouan. Deux autres articles proposent des synthèses sur le mobilier céramique provenant de Dakhla. Enfin, les trois dernières contributions du " parcours régional " mettent à l'honneur la Nubie et le Soudan actuel : la première répertorie les céramiques importées des oasis du désert occidental égyptien pendant le Nouvel Empire, et mises au jour lors des fouilles de la ville fortifiée de l'île de Saï ; la deuxième présente la céramique de la fin de la XIIe dynastie associée à des fours d'ateliers de poterie exhumés au fort d'Uronarti ; la troisième se consacre aux céramiques découvertes dans un bâtiment monumental du site de Sanam, dans des niveaux datant de 1070 à 850 av. J.-C.La seconde partie d'" Études " du volume accueille deux contributions connexes se concentrant sur l'analyse d'une sélection de tessons inédits datés de la Basse Époque à l'époque romaine provenant d'anciennes fouilles belges d'un quartier d'habitation situé dans l'enceinte du téménos d'Elkab en Haute Égypte, et aujourd'hui conservés dans les réserves des Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles.
Y eut-il, aux différentes époques de l'histoire égyptienne, une frontière occidentale – politique, culturelle… – clairement définie ? Comment les limites ouest du territoire égyptien étaient-elles perçues et vécues par le pouvoir central comme par les populations locales ?
Y eut-il, aux différentes époques de l'histoire égyptienne, une frontière occidentale clairement définie d'un point de vue culturel et politique ? Comment les limites ouest du territoire égyptien étaient-elles perçues et vécues par le pouvoir central comme par les populations locales ?
Dans cette optique, les actes du colloque international du Caire des 2-3 décembre 2017 explorent les marges occidentales de l'Égypte selon quatre axes : 1) définition, conception, représentation ; 2) occupation, contrôle, administration ; 3) économie ; 4) populations, réseaux, religion.
Ils permettent d'esquisser le portrait d'une région-clé de l'Égypte de l'Antiquité au Moyen Âge. Une fois passée la phase de fixation territoriale de l'État égyptien, la faible densité de population dans le Delta occidental et l'absence de menace réelle n'ont guère incité à définir et défendre une véritable limite occidentale. L'arrivée de nouveaux groupes de populations libyennes aux portes de l'Égypte à l'époque ramesside représente un tournant. L'émergence de la dynastie saïte place la région dans une dynamique nouvelle, celle d'une frontière avec le monde grec et d'un front pionnier, qui préfigure la mise en valeur de ces territoires sous les Ptolémées.
À l'époque impériale, l'Égypte est englobée dans un empire qui s'étend largement plus à l'ouest et dont le centre de décision est extérieur, ce qui modifie le statut des marges ouest. Les incursions nomades dans la Grande Oasis à la fin de la période montrent cependant que la question de la frontière demeure un enjeu. Cet enjeu perdure après la conquête arabe alors que l'Égypte est de nouveau intégrée à un immense empire.
Un voyage au cœur des origines de l'Égypte, à l'aube de la civilisation pharaonique.
Le guide de l'Égypte prédynastique s'adresse à tous les passionnés des origines. Dernière période de la Préhistoire de l'Égypte – elle couvre la totalité du IVe millénaire - elle précède et prépare l'émergence de la royauté pharaonique au début du IIIe millénaire.Longtemps méconnue, elle tire aujourd'hui profit d'un demi-siècle de recherches archéologiques approfondies, conformes aux standards exigés pour cette discipline, et bénéficiant des avancées des technologies modernes.Ce guide, le premier en son genre pour cette époque de l'histoire égyptienne, offre un panorama complet de l'état actuel des connaissances. Il met l'accent sur l'effervescence sociale, économique et culturelle d'un monde en pleine mutation, tant du point de vue régional que dans sa confrontation avec les régions voisines de l'Orient et d'Afrique.