Tandis que l'Europe se prépare à fêter le 500e anniversaire du voyage de Christophe Colomb, les autochtones américains se mobilisent pour protester contre cette manifestation d'impérialisme économique et culturel. En effet, on oublie trop souvent que la " découverte " de l'Amérique fut également la découverte de l'Europe. Ce livre retrace l'aventure européenne mais insiste aussi sur l'impact et l'appréciation qu'en avaient les populations indiennes. L'enrichissement de l'Europe au XVIe siècle s'est accompagné de la spoliation et de la destruction des sociétés autochtones qui évoluaient sur le continent américain depuis des millénaires. Mais ce processus n'a pas suivi une voie unique. La conquête européenne de l'Amérique a procédé selon des rythmes très différents et a commandé des réponses variées de la part des peuples en présence. C'est cette diversité des expériences qui est au cœur du présent ouvrage.
À l'approche du centenaire de la publication du roman Calixte ou l'introduction à la vie lyonnaise (Jean Dufourt, Discipline 1926) dont il offre une description détaillée, retour sur un quartier de Lyon emblématique d'une haute bourgeoisie catholique qui a longtemps été le seul visage de la ville.Bruno Dumons, l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de Lyon, revient sur ce " monde perdu " entre Saône et Rhône qu'est le quartier d'Ainay, ses familles, ses modes de vie, ses systèmes de représentation, dont la mémoire se perpétue aujourd'hui encore.Rassemblant douze articles fondamentaux, cet ouvrage contribue à écrire l'histoire de la capitale des Gaules entre les années 1860 et 1950. Il croise histoire urbaine (celle du quartier d'Ainay), histoire sociale (celle des élites traditionnelles), histoire religieuse (celle du rapport de Lyon à la papauté ou aux jésuites) et histoire des femmes (celle de Jeanne Lestra et de la Ligue des femmes françaises notamment).Ce livre fait enfin écho aux travaux d'histoire et de sociologie de Lyon de Jean-Luc Pinol et d'Yves Grafmeyer déjà publiés par les Presses universitaires de Lyon.
Le jansénisme est souvent perçu comme un mouvement du XVIIe siècle à la morale particulièrement rigide. On ignore généralement ses prolongements ultérieurs, jusqu'au XIXe siècle, et ses aspects plus populaires qui s'incarnent chez les convulsionnaires.
Les groupes lyonnais, les " Les Amis de la Vérité ", appartiennent pleinement à cette dernière catégorie. Ils apparaissent à la fin du XVIIIe siècle et sont stimulés par la Révolution française dans laquelle ils voient les prémices d'une fin du monde où ils doivent être les élus. Leurs réactions sont pourtant diverses : les clercs réguliers de Lyon et leurs pénitents s'engagent dans une voie anticoncordataire et ultraroyaliste, les curés du Forez et un grand nombre de leurs paroissiens restent " communiquants " sans renier leur foi convulsionnaire, mais une frange extrémiste rejette définitivement l'Église et adore le prophète Elie réincarné. Tous pourtant fondent leur action sur les " signes divins ", les miracles.
Il s'agit donc de comprendre la diversité de ces réactions, et cette spiritualité originale qui repousse les évolutions des formes de piété contemporaines. Leur permanence même est sujet d'étonnement, car les moyens mis en œuvre pour organiser la résistance ont permis le maintien de quelques-uns de ces jansénistes convulsionnaires jusqu'à nos jours.