Cet ouvrage regroupe des articles rédigés dans le cadre du workshop international du master Erasmus Mundus TPTI (Techniques, Patrimoines, Territoires de l'Industrie), qui s'est tenu à l'université Paris 1 Panthéon- Sorbonne. S'y exprime la jeune école africaine en archéologie industrielle.
Parler de patrimoine de la production en Afrique, c'est bien plus que concevoir l'Afrique comme une sorte de vaste musée de la capacité créatrice de nos ancêtres, en une manière de nostalgie globale. Il ne s'agit pas uniquement de garder trace des capacités culturelles et créatrices des mondes africains. C'est précisément faire se rejoindre dans le présent passé et avenir et contribuer à l'élaboration de nouvelles formes d'être-au-monde, d'hybridation cognitive entre culture et science, de co-construction des savoir-faire du futur. Le milieu savant africain est grand en la matière. Le présent ouvrage se veut un témoignage de ces approches neuves autant que fructueuses, porteuses d'un progrès conçu différemment.Textes rassemblés par Anne-Françoise Garçon, Ana Cardoso de Matos, Giovanni Luigi Fontana.
Dans un contexte de faible croissance générale de l'Europe occidentale, l'espace européen a connu, en trente ans, une ample redistribution de la puissance économique. Ces disparités sont à l'origine des tensions monétaires actuelles au sein de la zone euro. Deux grands ensembles se détachent. Les régions du coeur de l'Europe ont su résister à la désindustrialisation et à la concurrence des pays émergents. Plus récemment, les régions du Grand Ouest européen se révèlent être dynamiques et innovatrices. À l'inverse, les régions du Sud européen et les grandes métropoles enregistrent un chômage endémique. Pour expliquer ces disparités, il faut descendre à l'échelle micro-régionale, qui offre un pouvoir de résolution très supérieur aux chiffres collectés au niveau national. Ces données, une fois confrontées à des variables sociologiques, révèlent le poids de l'héritage historique sur le chômage des régions européennes.
Cet ouvrage s'adresse à tous les enseignants de langues ; il montre que le recours à l'informatique, au multimédia et à Internet dans l'enseignement et l'apprentissage d'une langue vivante ne peut se faire sans un travail constant de réflexion et d'analyse fondé sur les données théoriques que fournit la recherche universitaire (en didactique, en linguistique et en sciences de la cognition entre autres).
En partant d'un cas concret, celui de la création et de l'utilisation de micro-tâches pédagogiques sur support numérique pour l'anglais, l'auteur illustre le comment faire.
Les techniques de l'information et de la communication jouent, dans de telles conditions, un rôle de révélateur : elles font émerger des problèmes insoupçonnés et laissent apparaître de nouvelles modalités de travail dans lesquelles l'enseignant devient médiateur, accompagnant l'apprenant. Des perspectives prometteuses s'ouvrent mettant en œuvre savoirs, savoir-faire et savoir-être nouveaux.
À la suite d'un premier ouvrage (Comprendre l'activité de conception, 2008), ce livre propose une vision synthétique et plus aboutie d'un ensemble de concepts descripteurs de l'activité de conception. Il s'agit de définitions et d'hypothèses en nombre réduit, ainsi que des corollaires dérivés de ces hypothèses.
La conception est vue comme une activité hautement cognitive. Elle demande à appliquer des raisonnements fondés sur la logique pour construire un ensemble cohérent et justifié de propositions sur un objet/produit/système technique. Elle requiert la définition d'un cadre pour l'évaluation du système. Elle exige de reconnaître et de prendre en compte des conséquences de choix de paramètres descripteurs du produit. Ce sont des effets contingents. Ils expliquent que la conception ne peut qu'exceptionnellement être considérée comme une démarche descendante partant d'une définition de besoin pour se clore par une proposition de plans de définition. Il y a coévolution de l'ensemble des paramètres et des problèmes, ainsi que de l'évaluation. De plus, la conception demande la mise en place d'une activité métacognitive destinée à construire et piloter l'activité chemin faisant, en prenant en compte les limites cognitives du concepteur et les contraintes sur l'activité.
Cette description est destinée à donner à chacun, concepteur, client, responsable, enseignant, étudiant…, une représentation de l'activité lui permettant de mieux agir ou interagir.
La notion d'artefact désigne aussi bien un objet qu'un système artificiel pour peu qu'il soit conçu, fabriqué et utilisé par l'être humain. Par son caractère pluridisciplinaire, l'artefact facilite l'ouverture des dialogues entre chercheurs. Ces points de vue diversifiés et contrastés génèrent une grande variété de définitions. Dans cette logique, cet ouvrage collectif propose des regards pluriels sur les artefacts convoqués au sein des actions de formation.Sa dimension transversale offre de nouveaux terrains d'investigations particulièrement féconds pour les recherches en éducation. Par sa spécificité à cristalliser l'activité humaine, l'artefact amène les acteurs de la formation, concepteurs ou usagers, à accéder à la densité des savoirs qu'il contient et qu'il présuppose.Auteurs: Valérie Batteau, Nathalie Bonnardel, Jean-François Bourdet, Bernard Chabloz, Stéphanie Dénervaud, Thierry Dias, John Didier, Nicole Durisch Gauthier, Elisabeth Eichelberger, Sonya Florey, Antonio Iannaccone, Alaric Kohler, Antje-Marianne Kolde, Anja Küttel, Nicolas Perrin, Florence Quinche, Samira Mahlaoui, Guillaume Massy, Grégory Munoz, Éric Sanchez, Philippe Teutsch, Caroline Thélin Metello
Le n° 10 des Cahiers de RECITS comprend deux parties:Partie 1: L'Institut de formation technique de Dresde, genèse d'une école polytechnique dans l'espace germanophone - Les cours pour les ouvriers adultes au Conservatoire des arts et métiers dans le premier XIXe siècle - L'apprentissage des techniques laitières. Fruitières franc-comtoises et ENIL de Mamirolle à la fin du XIXe siècle - " Des ouvriers intellectuels ". Les travailleurs italiens face au progrès technique - Les autobus parisiens et le développement pionnier de la psychotechnique : Jean-Maurice Lahy à la STCRP, années 1910 / années 1920 - La formation technique de l'artisanat rural en France dans les années 1920 - Le paysage de la formation ouvrière chez Peugeot et Alsthom (1914-1970) - La formation professionnelle des sidérurgistes en Lorraine (de la fin des années 1940 à 2006)Partie 2: La Rivière d'argent ou la fièvre du capitalisme sauvage - La crise du travail dans It's a Free World… (Ken Loach, 2007) - Comment la marine a ancré la fabrication des chaînes pour ses navires aux Forges de la Chaussade (1823-1971)Auteurs: Jérôme Bloch, Carole Christen, Fabien Knittel, Pierre Lamard, Stéphane Lembré, Anne-Lise Marin-Lamellet, Thomas Morel, Arnaud Passalacqua, Anna Pellegrino, Pascal Raggi, Edgard Strigler
Ces Cahiers de RECITS regroupent les actes de deux journées d'étude. Tout d'abord, les rencontres " Cinéma et Histoire " interrogent le " kaléidoscope " (inter)national que constituent les films contemporains et leurs réceptions, entre exaltation du sentiment national et dénonciation pacifiste de l'absurdité de la guerre. Le décalage polysémique entre une réalité historique difficile à saisir dans le cas de l'expérience du feu, et les représentations successives qui en sont données est notamment interrogé. D'autre part, ces Cahiers traitent de " la place des femmes dans les structures régionales d'enseignements techniques et scientifiques ", soit une échelle rarement considérée par l'historiographie francophone. Ils questionnent l'oxymoron de la " femme technicienne ", en examinant formations des champs et formations des villes, tout en couvrant un large spectre chronologique, des pionnières de la fin du XIXe siècle, à la " révolution respectueuse " (C. Marry) du début du XXIe siècle.Auteurs:Thérèse Charmasson, Gaspard Delon, Adeline Divoux-Bonvalot, Renaud d'Enfer, Jean-Louis Escudier, Laurent Heyberger, Fabien Knittel, Anne-Marie Lelorrain, Raphaël Pillosio, Valérie Pozner, Daniel Schulz, Annie Sigwalt, Alexandre Sumpf, Laurent Véray
Le concept de démocratie s'enracine sur diverses périodes et relève de multiples origines géographiques (Athènes, Moyen-Orient, Chine…), autrement dit " la " démocratie est beaucoup plus ancienne, et probablement beaucoup plus multiforme, que ce qu'on imagine. En effet, très souvent, " la " démocratie est considérée comme une réalité unique et universelle or cette dernière s'avère plurielle, loin d'être pensée de la même façon selon les femmes ou les hommes, selon les générations, dans un même milieu. et c'est même cette diversité qui la structure, et qui, en un mot, lui permet de jouer un rôle fondamental dans la société.Quant à " la " technique, elle reste également omniprésente dans les activités de l'espèce humaine, et cela au moins depuis des dizaines de millénaires. Très rapidement, de premiers groupes humains conçoivent et reconçoivent leurs outils issus de cheminements techniques plus diversifiés que ce qu'on imagine habituellement. C'est dire si la variété mais également la trajectoire de ces choix techniques demeurent sur le temps long, inhérentes de l'espèce humaine… et ne relèvent en rien d'une exclusivité du contemporain!La session du XIVe congrès de la Société Française d'Histoire des Sciences et des Techniques qui s'est tenue à Bordeaux en avril 2023 visait à approfondir la connaissance des conditions favorisant la créativité technique et à identifier des moments où le monde de la technique est " interpelé " voire " percuté " par le concept de démocratie technique. C'est une certitude, il n'existe pas d'universalité, ni de solutions techniques à l'échelle planétaire, et c'est bien cette quête de la diversité, de cheminements singuliers, d'acceptation de logiques disruptives qui permettra d'asseoir un peu plus les fondements d'une véritable démocratie technique. N'est-ce pas là, le meilleur héritage que nous pourrons transmettre aux générations à venir.