Résultats de récentes opérations de sauvetage archéologique qui témoignent de l'importance des occupations protohistoriques dans ce traditionnel lieu de passage. Légers reliefs, perceptibles uniquement par l'œil averti, les tumulus de la Chaux d'Arlier ont été méconnus jusqu'aux premières cartographies dressées dans les années 1950-1960. Préservés ainsi des explorations sauvages, ils n'ont pourtant pas échappé aux façons culturales et à leur modernisation.
Résultats des recherches sur les occupations amérindiennes (1660-220 BP), après l'ouvrage consacré à la période coloniale. À une approche méthodologique sur le milieu tropical sylvestre et fluvial, succèdent l'étude des sites de plein air et une mise au point sur le phénomène de terra preta et des paléoincendies. Sont proposés un cadre typologique et un vocabulaire appliqués aux séries lithiques et aux sites à polissoir, ainsi qu'une analyse de la céramique (22 000 artefacts).
Premier volume d'une série consacrée aux recherches menées sur le Mont-Beuvray, haut-lieu de l'histoire, qui dresse un bilan de l'extraordinaire masse d'amphores découvertes à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Ce catalogue rigoureux réunit l'ensemble des collections qui soulignent l'intensité des importations de vins étrusque et campanien au cours du 1er siècle avant notre ère, puis l'émergence d'un nouveau courant d'importation de vins, d'huiles et de sauces de poisson provenant de la péninsule ibérique.
À partir d'un recensement systématique des amphores romaines découvertes sur une centaine de sites du nord-est de la Gaule, cette recherche aborde quelques aspects de l'histoire économique provinciale, relatifs aux importations et à la consommation des denrées alimentaires, sous l'Empire romain, dans cette région située, dans l'Antiquité, sur un axe de circulation de première importance, reliant le couloir rhodanien aux camps du limes germanique.
Des attributions d'origine sont tentées à travers l'analyse morphologique, épigraphique et la description macroscopique des pâtes de ces récipients. L'observation des différences de distribution des produits met en lumière l'orientation des courants commerciaux dans cette région au cours du temps et des usages alimentaires spécifiques en milieu rural ou urbain.
Des prospections systématiques, des sondages et la fouille d'un établissement gallo-romain ont permis à l'auteur de replacer les sites majeurs de Saint-Blaise et des Fossae Marianae dans un espace appréhendé de façon globale et dynamique. Il s'attache à examiner comment les communautés riveraines successives se sont adaptées à un milieu changeant et contraignant, comment elles se sont approprié l'espace, l'ont organisé pour l'exploiter, y ont laissé leur marque, plus ou moins consciente, plus ou moins durable.
L'ouvrage, consacré à l'architecture militaire romaine dans les provinces des Gaules et des Germanies, est le fruit d'une collaboration internationale à laquelle plus d'une cinquantaine d'auteurs ont été associés. L'objectif était, entre autres, de fournir une nouvelle et large synthèse d'archéologie gallo-romaine avec des exemples précis, nombreux et bien documentés. Constitué en deux tomes, le premier volume analyse les différents types de constructions et de techniques rencontrés dans les camps militaires, en replaçant l'évolution de l'architecture militaire dans son contexte historique, de la conquête de la Gaule au milieu du 5e siècle après J.-C. Il s'agit bien de l'architecture et non l'histoire militaire, et les quelques exceptions à cette règle ont visé à attirer l'attention sur des sites encore très peu connus, notamment en France.
L'architecture est ici prétexte à traiter des dimensions structurelles des groupes néolithiques d'Europe tempérée de la seconde moitié du 6e et du début du 5e millénaires avant notre ère, sachant que la maison est autant faite pour dominer un environnement physique que pour mettre en ordre un milieu social. La maison danubienne a d'abord été construite selon des normes culturelles très strictes. Cette "uniformité" traduisait une société relativement "égalitaire" et un système de représentations partagé. De nombreuses variations ont cependant existé. Cette variabilité - infléchie semble-t-il par le type de relation que le site entretenait avec son voisinage - permettait aux individus de réagir et d'agir sur le système, mais contribuera également à l'éclatement de la culture rubanée et à l'apparition de nombreuses entités régionales.
Le site d'habitat solutréen du Roc-de-Sers et le dispositif pariétal sculpté qui le caractérise sont présentés selon une approche scientifique exigeante. Au-delà de la relation forme-support, qui trouvera son plein développement au Magdalénien, et de normes gestuelles issues d'une transmission contrôlée des procédés techniques de la sculpture, l'expression artistique et symbolique, replacée dans son contexte techno-économique et socio-culturel, s'enrichit ici d'innovations originales : constructions complexes, art du contour et maîtrise des ombres créent des effets visuels suggérant les volumes et une traduction de la perspective. Cette maîtrise de la troisième dimension, avancée considérable dans l'art pariétal, conjugue représentations figuratives, mais aussi composites, non conventionnelles, voire abstraites, reflets d'une société où s'affirme le concept de régionalisation.