" Patrie en danger ", " vaincre ou mourir ", évoque immédiatement l'épopée révolutionnaire. Pendant une dizaine d'années, de 1789 à 1799, la France a vécu intensément la Révolution placée sous le signe du patriotisme et de la lutte pour la liberté. La guerre, en effet, a eu un impact considérable dans le quotidien des Français, à tous niveaux : politique, économique, culturel. Ses effets ne sauraient se limiter aux seules levées d'hommes. Au-delà du légendaire républicain sublimant les " soldats de l'an II " et de la vision noire des royalistes qui font su conflit un châtiment divin, cette étude s'interroge sur l'influence de la guerre sur la Révolution. Entre adhésions et refus, réquisitions et dons, comment la mobilisation patriotique a-t-elle été vécue par les citoyens français ? A partir de l'Hérault, des plus grandes villes, telles Montpellier et Lodève, aux communautés villageoises, les papiers laissés par les administrations de département, de district et des municipalités, invitent à une relecture des rapports entre guerre et révolution.
Étude archéologique des travaux des châteaux et des villes à la fin du moyen âge
Loin des régions où se déroulent les principaux épisodes de la guerre de Cent Ans, Nathalie Nicolas, docteur en archéologie médiévale, a étudié les conséquences des principaux combats en Dauphiné. Dans cette province relativement épargnée, le passage récurrent des bandes de routiers - d'abord les Provençaux en 1368, puis les hommes de Raymond de Turenne et du comte Jean d'Armagnac - perturbe le quotidien des habitants. S'ajoutent à ces incursions, des guerres privées qui accentuent le sentiment d'insécurité et fragilisent l'économie comme la société. Entre Provence et Piémont, toutes les autorités - principalement le dauphin, l'évêque de Gap et l'archevêque d'Embrun - organisent alors, avec, plus ou moins de rapidité et de rigueur, la défense des villes. Les fortifications, leurs commanditaires et leurs constructeurs, forment le sujet de cet ouvrage. En plus de l'inventaire des coûts des aménagements défensifs et des installations domestiques des châteaux, la variété des textes - comptes de construction, rapports des maîtres d'oeuvre, inventaires d'armes et de mobilier... rend compte des techniques de constructions utilisées. Les sources écrites mettent également en évidence ce que fut le quotidien des chantiers (matériaux, main-d¿oeuvre, modes de construction...) dans les châteaux et les villes de montagne à la fin du Moyen Âge.