Après un rappel historique de la création des universités françaises au Moyen Âge jusqu'à la Révolution, Jean-Yves Mérindol consacre son étude à plus de deux siècles de politiques de l'enseignement supérieur en France à partir de la disparition des universités de l'Ancien Régime et la conception de plans audacieux comme celui de Condorcet. On ne peut qu'être frappé par la pertinence des questions posées entre 1789 et 1890 et par la façon dont se cristallisent les représentations sociales et politiques autour de grands clivages toujours actuels : recherche pure/application des sciences, Paris/province, grandes écoles/facultés. En traversant la grande histoire, il s'intéresse aux " événements " qui obligent le pouvoir gaulliste à donner naissance aux universités modernes, ...
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Après un rappel historique de la création des universités françaises au Moyen Âge jusqu'à la Révolution, Jean-Yves Mérindol consacre son étude à plus de deux siècles de politiques de l'enseignement supérieur en France à partir de la disparition des universités de l'Ancien Régime et la conception de plans audacieux comme celui de Condorcet. On ne peut qu'être frappé par la pertinence des questions posées entre 1789 et 1890 et par la façon dont se cristallisent les représentations sociales et politiques autour de grands clivages toujours actuels : recherche pure/application des sciences, Paris/province, grandes écoles/facultés. En traversant la grande histoire, il s'intéresse aux " événements " qui obligent le pouvoir gaulliste à donner naissance aux universités modernes, sur la base de principes permanents : autonomie, interdisciplinarité et participation.
Écrire une histoire politique des universités est un pari ambitieux, relevé brillamment par un enseignant-chercheur ayant exercé plusieurs responsabilités importantes dans l'enseignement supérieur. Son travail, à la fois méticuleux et limpide, fera date tant pour les historiens des institutions et de la fabrique du savoir que pour les administrateurs et personnes de terrain.