Introduit dans de nombreux pays, le salaire minimum s'est progressivement imposé comme un instrument central pour répondre à la persistance de travailleuses et travailleurs pauvres (working poor).
Réunissant des chercheur·es et des professionnel·les du marché du travail, ce livre propose une analyse approfondie des politiques de salaire minimum en Suisse. Il éclaire les mécanismes qui entretiennent les bas salaires dans certains secteurs, retrace les luttes sociales et les débats politiques ayant conduit à l'adoption de salaires minimums légaux dans plusieurs cantons et analyse les fondements normatifs du " prix de la dignité ", entendu comme le seuil en deçà duquel une rémunération devient socialement inacceptable.
Aujourd'hui, de nombreux modèles d'habitats alternatifs voient le jour en Suisse et en Europe qui, tous, visent à permettre aux personnes âgées de bien vieillir en restant insérées socialement. Ni logements privés traditionnels ni institutions d'hébergement, ces habitats innovants présentent une offre de prestations et services très diverse. L'originalité de ce livre est de proposer une synthèse des questions contemporaines liées à l'habitat alternatif dans la vieillesse en articulant la réflexion avec la sociabilité et le pouvoir d'agir des personnes âgées.
Exercer le métier de chercheur·e revient à interroger de manière critique ce qui est présenté comme des faits. Les vingt contributions de cet ouvrage montrent tour à tour l'importance de déconstruire les normes, de défendre une recherche indépendante, soucieuse de la relève, et de garantir des conditions favorables à sa réalisation. Elles sont l'occasion de rendre hommage à la carrière académique de Jean-Pierre
Tabin qui s'est engagé sans relâche au-delà des frontières disciplinaires, institutionnelles et géographiques pour et par la recherche.
Comment définir et délimiter les causes et activités qui relèvent de l'utilité publique et qui méritent d'être encouragées fiscalement ? Les acteurs philanthropiques sont-ils plus légitimes, plus efficaces pour répondre à certains besoins sociaux que l'État ? Ce dernier doit-il se priver d'une partie de ses recettes fiscales pour favoriser le développement de ces pratiques ? Est-il juste de récompenser les dons d'argent quand d'autres gestes altruistes (comme le bénévolat) ne le sont pas ? Les propositions de réforme, les débats parlementaires et la mise en œuvre des lois entourant la reconnaissance d'utilité publique en Suisse en ce début de XXIe siècle constituent la matière première de l'enquête présentée ici. En interrogeant le regard que portent sur ces politiques publiques tant les élues et les élus qui légifèrent sur cette question que le personnel des administrations fiscales chargé de traiter les demandes de reconnaissance, cet ouvrage éclaire de manière inédite les enjeux, principes et débats qui structurent l'action étatique en (dé)faveur de la philanthropie aujourd'hui.
En 2007, le Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud a fêté ses cinquante ans d'existence. Durant ces cinq décennies, la place de l'enfant dans la société s'est profondément modifiée, tout comme la perception de la maltraitance à l'égard des enfants. L'intervention socioéducative en faveur des personnes mineures en danger s'est complexifiée.
Parmi les manifestations organisées pour marquer ce jubilé, le congrès destiné aux professionnel-le-s de l'enfance abordait deux thèmes illustrant cette complexité : d'une part l'orientation de l'intervention de protection des personn