Au cours de 80, une vague de libéralisation du secteur financier s'est répandue sur l'économie mondiale. Partie des Etats-Unis, elle s'est propagée à l'ensemble de la planète affranchissant les acteurs financiers de réglementations rigides et très contraignantes, considérées comme obsolètes et néfastes pour la croissance économique. Ce numéro de la REF s'articule en plusieurs parties pour en faire un bilan. Une première partie est consacrée aux motivations ayant procédé à cette libéralisation. La deuxième partie analyse ses effets sur les différents acteurs et sur l'orientation des flux de capitaux. Une troisième partie s'interroge sur les raisons du retour constaté de l'instabilité financière à partir des années 1990. Enfin, la partie conclusive interroge l'avenir de cette libéralisation, en particulier avec l'apparition des Fintech.
Le 25 mars 1957 était signé à Rome le traité instituant la Communauté économique européenne (CEE). Divers autres traités sont venus le modifier par la suite : l'Acte unique, le Traité de Maastricht et le Traité de Nice. Le second d'entre eux a complété le Traité de Rome en ajoutant à la communauté économique une dimension monétaire pour en faire l'Union économique et monétaire. Il a en outre institué une Union européenne à vocation plus large, avec des dispositions relatives à la politique étrangère et à la sécurité, à la coopération policière et judiciaire et à d'autres questions politiques.L'anniversaire de l'événement survenu il y a un demi-siècle invite à méditer sur ce qui a été voulu à l'époque, ce qui a été construit depuis lors et ce qui devrait être maintenant entrepris ou évité. La Revue d'économie financière (REF) ne pouvait manquer de se prêter à cet exercice, comme bien d'autres cercles le font, aussi bien que les responsables politiques, les gouvernements et les parlementaires issus de la représentation nationale.
Three years later, in a very different context due to Covid and the war in Ukraine, this issue of REF looks back on Brexit. Has the UK met its Brexit targets? Has the European Union been changed? Without nostalgia or a return to the past, this issue seeks to take note of what is to allow us to reflect on the conditions for the evolution of future relations put into perspective in an environment marked by uncertainty.
Trois ans après, dans un contexte très différent du fait de la Covid et de la guerre en Ukraine, ce numéro de la REF revient sur le Brexit. Le Royaume-Uni a t'il rempli les objectifs du Brexit de son point de vue ? L'Union européenne en a t'elle été changée ? En particulier va t'elle être capable de proposer des alternatives dans les domaines économiques et financiers, son influence est-elle différente ? Sans nostalgie ou retour vers le passé, ce numéro chercher à prendre acte de ce qui est pour permettre de réfléchir aux conditions d'évolution des relations future mise en perspective dans un environnement marqué par l'incertitude.
Lorsque le conseil scientifique de la Revue d'économie financière a choisi de consacrer tout un numéro à "Bâle II", il prévoyait que sa parution coïncide avec l'adoption du nouveau dispositif prudentiel bancaire. Las, après la publication de son troisième document consultatif en avril 2003, le Comité de Bâle a reçu un grand nombre de propositions de modifications. Il a donc décidé de reporter la conclusion du nouvel Accord à la fin du premier semestre 2004. Dès lors, les contributions contenues dans le présent numéro portent sur une version révisée, mais non définitive, du futur Accord. Certaines d'entre elles adoptent une position critique, qui s'avèrera éventuellement caduque au regard de la version ultime du nouveau dispositif. Ceci soulignerait la pertinence des analyses présentées ici, ce dont la Revue d'économie financière et ses lecteurs ne pourraient que se féliciter.Chacun peut aujourd'hui constater combien le premier Accord de Bâle, conclu en 1987 et entré en vigueur en 1993, a exercé une influence déterminante sur le comportement des banques durant les quinze dernières années. Le ratio Cooke n'a pas, en effet, seulement contribué à une meilleure adéquation des fonds propres de chaque établissement à la nature et au volume de ses risques et, plus globalement, à une plus grande stabilité des systèmes bancaires. Il a également permis de rapprocher de manière significative les conditions de fonctionnement des systèmes bancaires et a fait évoluer les conditions de financement de toutes les catégories d'agents économiques à travers le monde.Nul doute que Bâle II aura également des effets très sensibles sur les systèmes bancaires comme sur les modes de financement durant les dix à quinze prochaines années. La Revue d'économie financière se devait donc d'apporter à ses lecteurs des éléments d'appréciation sur une réforme d'une telle importance. Ce numéro se propose ainsi d'apporter un éclairage sur les principaux aspects du nouveau dispositif prudentiel et sur ses conséquences probables. Vingt trois contributions ont été réunies pour ce numéro, provenant des horizons les plus divers, professionnels de la banque, universitaires, représentants des autorités de réglementation et de surveillance, observateurs extérieurs...
L'action internationale face au changement climatique a été lancée en 1992 avec la signature de la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique. Le Protocole de Kyoto, signé en 1997, en a été le principal texte d'application. L'année 2005 a marqué une étape charnière dans le processus : à la suite de l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto le 16 février, la conférence de l'ONU de Montréal sur le climat a mis en place le cadre institutionnel permettant le démarrage opérationnel de l'action sur le terrain. Simultanément, l'Union européenne a lancé le système d'échange des quotas de dioxyde de carbone, qui constitue le premier marché de permis d'émission au monde.La Revue d'économie financière ne pouvait rester indifférente à l'émergence de cette innovation, si particulière, de la finance carbone. Depuis les années 1980, le monde de la finance a connu de multiples innovations. Le plus souvent, ces innovations ont été le fruit d'acteurs opérant sur les marchés de capitaux, les professeurs de finance cherchant à comprendre a posteriori les impacts de la créativité des intermédiaires financiers.L'innovation des marchés de permis d'émission a suivi un chemin rigoureusement inverse : le concept est né de la recherche universitaire, plus précisément des travaux de l'économiste canadien Dales qui fut le premier à concevoir un tel mécanisme dès 1968. Avant d'entrer dans la réalité, les autorités publiques ont dû édicter des règles fixant des contraintes nouvelles de plafonnement des émissions de gaz à effet de serre. Ensuite, sont apparus les marchés, permettant de tarifer les émissions de gaz à effet de serre.Ce numéro 83 de la Revue d'économie financière revient ainsi sur le développement et le fonctionnement de la finance carbone.
En décembre 2015, la France accueille la 21e conférence climat. Les enjeux pour la planète sont cruciaux puisque les Etats doivent aboutir à un accord permettant de contenir le réchauffement global en deçà de 2°C. La finance a un rôle important à jouer. Dans cette perspective, la Revue d'économie financière présente une synthèse des réflexions et travaux sur le sujet. La première partie du numéro est consacrée aux défis du financement de la transition énergétique. Comment financer une économie peu émettrice de gaz à effet de serre ? Quels sont les risques liés au changement climatique et comment mieux les anticiper ? Dans une deuxième partie, les auteurs proposent des stratégies : bonus-malus carbone, obligations vertes, désinvestissement des secteurs liés aux combustibles fossiles, meilleure analyse des risques, mise en place d'indices low carbon, empreinte carbone des projets financés... La troisième partie adopte un point de vue plus général en traitant de la finance durable, une finance au service de la société et tenant compte des ressources limitées de la planète. En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, l'un qui s'interroge sur les stratégies des banques centrales en matière de stabilité financière, l'autre qui propose de revenir sur la dernière crise financière mondiale et sur la crise de la zone euro qui a suivi.
Ce livre est rédigé en Français et enAnglaisCe livre reproduit les réflexions menées à l'occasiond'un séminaire international organisé par l'Associationd'économie financière, les 17, 18, 19 mars 1997.Plusieurs universitaires européens et américains ainsique des professionnels du monde de la finance y ontparticipé.Le présent ouvrage ouvre des perspectivesinternationales sur la corporate governance.SommaireUne intermédiation est-elle nécessaire ?Le rôle de l'Etat dans la corporate governance. Lesservices publics. La privatisationLes petites et moyennes entreprises